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08/12/2012 06:41 EST | Actualisé 07/02/2013 05:12 EST

Ghana: en raison de délais, la présidentielle se poursuit samedi

ACCRA, Ghana - Des observateurs internationaux ont appuyé les élections présidentielle et parlementaires au Ghana, et ce malgré des retards dans des bureaux de vote qui ont forcé la tenue d'une deuxième journée de scrutin dans environ 413 d'entre eux, samedi.

Selon Ahmed Issak Hassan, le chef d'une mission d'observation organisée par l'Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique, un organisme sis en Afrique du Sud, l'ensemble du continent observe le Ghana pour s'assurer que le pays respecte sa réputation de démocratie «mature».

Les sondages font état d'une course très serrée entre le président sortant John Dramani Mahama et son principal adversaire, Nana Akufo-Addo.

Les résultats finaux doivent être annoncés dans les 72 heures suivant la fin du scrutin, selon la loi ghanéenne, bien que certaines régions aient déjà annoncé les gagnants.

Vendredi, les bulletins et fournitures nécessaires au scrutin sont arrivés avec plusieurs heures de retard dans certains bureaux de vote, et plusieurs machines d'identification biométriques ont souffert de bris, provoquant de longs délais.

Le président de la commission électorale, Kwadwo Afari-Gyan, a indiqué qu'aucun incident de fraude ou de violence n'avait été confirmé. Les rumeurs faisant état de problèmes ont toutefois abondé.

La police a fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogène contre des centaines de partisans de l'opposition, samedi, alors que ceux-ci manifestaient à l'extérieur d'un bâtiment du nord de la ville d'Accra, où ils suspectaient que les bulletins de vote étaient comptés par une compagnie privée.

Le Ghana et sa population de 25 millions d'habitants sont très attachés à la tradition démocratique, et les électeurs s'invitaient mutuellement à demeurer calmes, vendredi, malgré les délais importants.

Le pays africain a déjà été victime de cinq coups d'État et de décennies de famine, avant de se remettre sur pied lors des années 1990. Il s'agit de la sixième élection jugée libre et juste consécutive à se tenir au Ghana.