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08/12/2012 05:53 EST | Actualisé 07/02/2013 05:12 EST

Angleterre - Pour City et United, le favori c'est l'autre

Roberto Mancini et Alex Ferguson ont tous les deux pris soin de coller l'étiquette de favori sur le dos de l'autre avant le derby du Championnat d'Angleterre entre Manchester City et Manchester United, dimanche sur le terrain des bleus ciel.

"Le favori pour le titre? C'est United", a dit l'Italien. "Si nous gagnons, ce sera l'un de nos meilleurs résultats de tous les temps", lui a répondu l'Ecossais au cours de l'habituel ping-pong verbal qui précède les grands chocs.

Il faut dire que les deux entraîneurs ont de quoi ne pas avoir totalement confiance dans leur équipe car leurs performances n'ont pas toujours été éblouissantes depuis le début de la saison.

United, en tête de trois points, a déjà perdu trois matches de Championnat et même six toutes compétitions confondues, dont le dernier sans gloire mercredi à Old Trafford en Ligue des champions contre les Roumains de Cluj (1-0), même s'il n'y avait plus d'enjeu.

Les "Red Devils" se sont montrés fragiles en défense et ont souvent été menés au score avant de l'emporter difficilement, comme la semaine dernière à Reading (4-3). En 23 matches, ils n'ont réussi à garder leur cage inviolée que quatre fois, ce qui s'explique en partie par les blessures de joueurs-clé comme le Serbe Nemanja Vidic, qui manquera encore à l'appel dimanche.

MU sera fortement diminué aussi dans le domaine offensif par les absences de Valencia, de Nani et du Japonais Kagawa, ainsi que de Cleverley qui garde quand même une petite chance de participer.

Wayne Rooney, qui a donné plus de buts (7) qu'il n'en a marqués lui-même (4) en raison de la position en retrait que lui fait tenir Sir Alex, risque de se retrouver un peu isolé dans la création.

City a de solides arguments à faire valoir face au leader. Presque invulnérables dans leur stade où personne n'est venu gagner en Premier League depuis deux ans, les "Citizens" gardent le souvenir de leurs deux affrontements victorieux l'an passé, le fameux 6-1 à Old Trafford et le 1-0 au retour qui leur avait ouvert la voie du titre.

Le bémol, de taille, est que l'équipe de Mancini a montré ses limites chaque fois qu'elle a affronté une grosse écurie cette saison. Ce fut flagrant en Ligue des champions face à Madrid et à Dortmund, avec pour conséquence une deuxième élimination prématurée en deux participations. Et même en Premier League, si City est toujours invaincu, on remarque que les deux chocs précédents contre Arsenal et Chelsea se sont soldés par des matches nuls.

La défense est solide, autour du Belge Kompany et du jeune Serbe Nastasic, et n'a pris que deux buts lors des sept derniers matches de Championnat, mais le secteur offensif peine à retrouver son tranchant de la saison dernière, à l'image de Balotelli (1 seul but) et d'Aguëro (5 buts). City a la deuxième attaque de Premier League avec 28 buts, loin derrière celle d'United (37) portée par sa recrue-phare de l'été, Robin Van Persie (10 buts).

Même "irréguliers tous les deux", comme l'a reconnu le vétéran de MU Ryan Giggs, les deux clubs de Manchester sont parvenus à laisser tous les autres à distance. Chelsea et Tottenham, troisièmes à égalité avec l'étonnant West Bromwich, sont à dix points d'United et à sept de City.

"Ce sera serré entre les deux équipes. Il est difficile d'imaginer que nous nous effondrions tous les deux et qu'un autre vienne s'immiscer", a estimé Ferguson.

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