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07/12/2012 03:05 EST | Actualisé 05/02/2013 05:12 EST

Tanguy se relance, Stamm en tête

La bonne nouvelle du jour est venue de l'arrière de la flotte. Tanguy de Lamotte a réparé son bateau, alors qu'en avant, Bernard Stamm a pris le commandement.

« Revoilà Motte », a crié de Lamotte, heureux, lors de la liaison vidéo quotidienne, en osant quelques mouvements de danse.

Le skipper de 34 ans (Initiatives Coeur) a résolu ses soucis de chariot de grand-voile et a pu se relancer. Il est 12e sur 13 à 1964 milles nautiques du nouveau meneur, le troisième en 24 heures, Bernard Stamm.

Stamm (Cheminées Poujoulat) sait qu'il a le bateau le plus puissant du peloton, mais aussi le plus exigeant. Il a travaillé fort pour rattraper le temps perdu et prendre la tête vendredi matin.

À son troisième Vendée Globe, après des abandons en 2000 et en 2008, il espère que cette édition sera la bonne.

« J'ai choisi d'aller du côté ouest de la porte Crozet en me disant que l'anticyclone aura déjà passé, que je serai moins freiné, a dit Stamm. Et pour l'instant, c'est le cas. »

Il fait partie des 13 rescapés qui continuent le périple dans l'océan Indien un mois après le départ des Sables d'Olonne. Sept concurrents ont déjà abandonné.

Les quatre premiers au classement naviguent au sud de la porte Crozet pour profiter d'un vent frais. Stamm devance pour l'instant François Gabart (Macif), Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec 3) et Alex Thomson (Hugo Boss).

Armel Le Cléac'h (Banque populaire) a lui fait le choix de naviguer au nord de Crozet, et il a été fortement ralenti dans les vents mous des hautes pressions de l'anticyclone. Mais voici qu'il a repris de la vitesse après une nuit à se battre pour faire porter les voiles.

Chassé-croisé à la porte

En l'espace de 36 heures, Le Cléac'h avait perdu 4 places et 160 milles au classement. Il avait chuté en 5e position.

« J'ai retrouvé le vent depuis quelques heures, et je descends vers le sud. Je suis sorti de cette zone compliquée », a dit Le Cléac'h.

Les conditions changeantes font que ça bouge beaucoup dans le top 5. La course est palpitante grâce à la passion de ces amoureux de la mer et de la solitude.

Une passion qui frise parfois la prise de (gros) risque. Comme la décision de Jean Le Cam (SynerCiel) de plonger pour dégager un filet de pêche empêtré dans sa quille.

Il avait tenté de faire marche arrière. Sans succès. Il a arrêté le bateau, s'est équipé d'une combinaison, de palmes, d'une bouteille de plongée et d'un couteau et a plongé dans une eau à 12 degrés pour aller délivrer son bateau du filet.

Une petite baignade dans les quarantièmes rugissants, une grande histoire à raconter...