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07/12/2012 12:45 EST | Actualisé 06/02/2013 05:12 EST

Le président Marzouki dénonce la prolifération d'armes en Afrique du Nord

Le président tunisien Moncef Marzouki a dénoncé vendredi le trafic d'armes en Afrique du Nord, source d'insécurité dans le contexte de l'occupation du nord du Mali par des islamistes extrémistes armés.

"Des quantités d'armes ayant appartenu au régime libyen sous Kadhafi sont passées aux mains des islamistes non seulement en Libye, mais aussi en Algérie et en Tunisie", a déclaré M. Marzouki dans un entretien en anglais publié par la revue britannique The World Today.

Pour le président tunisien, le danger vient en particulier de ceux qui "se rendent au Mali pour s'entraîner au jihad, comme en Afghanistan, pour retourner ensuite en Tunisie".

"Le rétablissement de l'ordre au Mali sera un enjeu principal pour la diplomatie tunisienne durant les trois prochaines années", a-t-il souligné.

Tunis est favorable à une solution politique au conflit dans le nord du Mali, une région tombée fin juin sous le contrôle de trois groupes islamistes armés, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le président tunisien a en outre indiqué avoir été "surpris, tout comme le gouvernement" par l'attaque de l'ambassade américaine le 14 septembre à Tunis par des extrémistes protestant contre un film islamophobe.

"Nous n'avions pas mesuré à quel point les salafistes jihadistes pouvaient être violents et dangereux", a-t-il dit. "Nous avons sauvé la vie à l'ambassadeur (...) mais l'image de la Tunisie a été sérieusement endommagée aux Etats-unis et en Europe", a déploré M. Marzouki.

Selon lui, les salafistes jihadistes ne représentent qu'une "petite minorité dans une petite minorité". Ils "ne peuvent constituer une menace pour la société ou le gouvernement, mais ils peuvent être nocifs pour l'image du gouvernement", a-t-il expliqué.

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