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07/12/2012 07:44 EST | Actualisé 06/02/2013 05:12 EST

Le Fonds Bush Clinton cessera ses opérations en Haïti à la fin du mois

PORT-AU-PRINCE, Haïti - Le fonds créé par deux anciens présidents des États-Unis après le séisme dévastateur en Haïti, il y a près de trois ans, cessera ses activités à la fin du mois, a annoncé une responsable de l'organisation vendredi.

La vice-présidente au marketing et aux communications de l'organisation, Meg Galloway Pearce, a déclaré à l'Associated Presse que le Fonds Bush Clinton pour Haïti fermerait le 31 décembre, parce qu'il aura alors dépensé l'ensemble des 54,4 millions $ US récoltés auprès d'entreprises, d'organisations et d'individus.

Le fonds n'acceptera plus les dons et les propositions à partir de cette date.

«Nous n'avons jamais eu l'intention d'être une entreprise permanente, a indiqué Mme Pearce lors d'une entrevue téléphonique. Maintenant que l'argent a été distribué, nous nous retirons.»

Le fonds avait été créé peu après le séisme de janvier 2010 à l'initiative du président Barack Obama, qui avait demandé aux anciens présidents George W. Bush et Bill Clinton de collecter des fonds auprès des entreprises privées pour soutenir Haïti.

Le fonds avait d'abord pour objectif de fournir un aide d'urgence, et ensuite d'appuyer des projets de reconstruction à long terme permettant de créer des emplois. L'objectif était de libérer Haïti de sa dépendance à l'aide internationale et de soutenir le développement du secteur privé dans le pays.

L'argent a été alloué en subventions, en prêts et en placements en actions auprès d'une cinquantaine d'entreprises haïtiennes. Certains investissements impliquaient des projets de développement à long terme comme une banque de microcrédit ou une manufacture de vêtements. Une partie de l'argent a également servi à soutenir des secteurs émergents comme une société d'assurance, un projet qui vise à proposer des hypothèques aux familles à faible revenu et une organisation sans but lucratif qui fournit de l'énergie solaire à un pays qui manque gravement de sources d'énergie.

«L'argent a eu un impact direct sur des milliers d'enfants en leur permettant de faire leurs devoirs, parce qu'il n'y a pas d'électricité dans les écoles», a déclaré Jean-Baptiste Certain, le responsable haïtien du Solar Electric Light Fund, un projet américain.