NOUVELLES
07/12/2012 09:27 EST | Actualisé 06/02/2013 05:12 EST

Le Canada va revenir sur l'achat prévu de chasseurs F-35 (presse)

Le gouvernement canadien va revenir sur sa décision d'acheter des chasseurs américains F-35, en raison de leur coût plus élevé qu'initialement annoncé, rapporte vendredi le quotidien National Post, citant des sources proches du dossier.

Le cabinet du Premier ministre conservateur Stephen Harper y a été contraint par un audit de KPMG, qui doit être publié prochainement et qui évalue le coût total du programme à plus de 30 milliards de dollars, écrit le journal.

Le gouvernement s'est borné à indiquer qu'il comptait maintenant envisager d'autres options, selon la chaîne publique CBC.

Toujours selon National Post, la décision a été prise mardi soir par un comité du gouvernement fédéral, qui a notamment entendu le chef d'état-major Thomas Lawson, convoqué d'urgence à Ottawa alors qu'il se trouvait à l'étranger.

Elle devrait être maintenant examinée par le Comité des priorités et de la planification du gouvernement, qui devait se réunir vendredi matin.

En février dernier déjà, M. Harper avait ouvert la porte à une réduction du nombre de F-35 que son pays doit acheter, indiquant qu'il voulait s'en tenir au budget prévu, alors que le prix des appareils allait monter.

Ottawa avait prévu de dépenser 8,5 milliards de dollars pour acheter 65 appareils, 16 milliards en prenant en compte les contrats d'entretien. Le développement du chasseur furtif américain a été ralenti par de nombreux problèmes techniques et plusieurs pays clients ont fini par annuler leurs commandes.

L'opposition avait accusé le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, d'avoir fortement sous-estimé les coûts liés à l'achat de ces avions de combat.

En avril dernier, le Vérificateur général du Canada, Michael Ferguson --dont le rôle s'apparente à celui de la Cour des comptes en France--, avait reproché à son ministère de ne pas avoir "établi les coûts complets sur l'ensemble du cycle de vie" de l'avion fabriqué par Lockheed-Martin, coûts qui selon son audit de l'époque pourraient atteindre 25 milliards de dollars.

via/mdm