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07/12/2012 12:12 EST | Actualisé 06/02/2013 05:12 EST

Heurts entre pro et anti-Syriens au Liban: les combattants se sont retirés

Les combattants armés se sont retirés vendredi des rues de Tripoli, la grande ville du nord du Liban en proie depuis mardi à des heurts liés au conflit en Syrie voisine qui ont fait 13 morts, selon une source de sécurité.

Un correspondant de l'AFP sur place a toutefois constaté que des tireurs embusqués faisaient encore usage de leur arme de façon sporadique, au 4e jour de combats entre les quartiers rivaux de Jabal Mohsen, en majorité alaouite et partisan de Damas, et Bab al-Tebbaneh, sunnite et hostile au régime.

En fin de nuit, deux hommes ont été tués dans les accrochages les plus violents depuis mardi, selon une source de sécurité, avant que l'armée ne se déploie vers 06H00 (04H00 GMT).

Les violences à Tripoli ont tué deux hommes mardi, cinq autres mercredi, et quatre personnes dont un enfant jeudi. Elles ont éclaté après la mort de 22 jeunes sunnites partis du Liban combattre aux côtés des rebelles et tués le 30 novembre par l'armée syrienne sur son sol.

Damas a accepté mercredi de rapatrier au Liban les corps des jeunes hommes, selon une source diplomatique libanaise. Ce rapatriement doit s'effectuer en trois phases à partir de samedi, selon une source au ministère libanais des Affaires étrangères.

L'ambassade américaine à Beyrouth s'est dite "très inquiète" des violences à Tripoli, appelant dans un communiqué à "la retenue et au respect de la sécurité et de la stabilité du Liban".

La plupart des habitants de Tripoli, à majorité sunnite, soutiennent la rébellion syrienne. En revanche, le puissant parti chiite armé Hezbollah, principal allié libanais du régime de Damas, est accusé de combattre auprès des forces loyalistes en Syrie.

En outre, des accrochages quasi-quotidiens opposent dans des villages syriens frontaliers du Liban des combattants chiites proches du Hezbollah à des rebelles anti-Assad, selon des habitants et des militants.

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