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06/12/2012 07:57 EST | Actualisé 05/02/2013 05:12 EST

Une nouvelle carte électorale déplait à la communauté francophone en N-Écosse

HALIFAX - Même si le projet de loi sur le redécoupage électoral a été adopté jeudi, après un débat houleux, en Nouvelle Écosse, la communauté acadienne de la province entend porter le dossier devant les tribunaux.

Le Nouveau Parti démocratique de la Nouvelle-Écosse a profité de sa majorité à la Chambre d'assemblée pour adopter la loi permettant de réduire le nombre de sièges de 52 à 51 en fusionnant des parties de quatre circonscriptions comptant une représentation noire et acadienne importante à d'autres circonscriptions.

Le ministre des Pêches, Sterling Belliveau, a obtenu la permission du premier ministre Darrell Dexter de s'opposer au projet de loi parce qu'il divisera son propre comté de Shelburne. Les membres de l'assemblée ont voté en faveur du redécoupage dans une proportion de 26 à 22.

La Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse a fait savoir qu'elle contesterait ces nouvelles limites de circonscriptions en cour parce qu'elles privent les francophones de leur représentation dans les comtés de Clare, Argyle et Richmond sont du nombre des circonscriptions qui seront rattachées à un comté voisin.

Le président de la fédération, Justin Mury, a déclaré que les arguments juridiques s'appuieront sur le fait que la minorité linguistique n'a pas été tenue en compte lors du redécoupage.

Selon lui, cette procédure aura pour effet de réduire au silence la voix des francophones à la Chambre d'assemblée.

Les deux partis d'opposition ont voté contre la nouvelle carte électorale, alléguant que le gouvernement s'est ingéré dans le processus démocratique en rejetant le rapport de la Commission de délimitation des circonscriptions électorales qui recommandait de préserver les quatre circonscriptions reconnues pour abriter majoritairement des minorités culturelles.

Le libéral Michel Samson, qui représente la circonscription de Richmond, a souligné, pour sa part, que le gouvernement aurait dû consulter les groupes minoritaires de la province afin de trouver une façon de protéger leurs droits tout en tenant compte du mouvement de populations dans les régions rurales.

La Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse accuse aussi le gouvernement de s'être immiscé dans le travail de la commission indépendante qui insistait sur le fait qu'on devrait respecter la règle voulant que toutes les circonscriptions de la province aient une population ne variant pas plus de 25 pour cent de la moyenne cumulative qui est de 14 000.