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06/12/2012 02:16 EST | Actualisé 05/02/2013 05:12 EST

Syrie: Washington "très inquiet" d'un éventuel recours aux armes chimiques (Panetta)

Les Etats-Unis sont "très inquiets" que le régime syrien ne recoure à l'emploi d'armes chimiques à mesure de l'avancée des rebelles, a déclaré jeudi le secrétaire à la Défense Leon Panetta, réitérant les mises en garde au président syrien Bachar al-Assad.

"Sans commenter en particulier les renseignements sur ces armes chimiques, il est évident que nous sommes très inquiets, très inquiets qu'à mesure de l'avancée de l'opposition, en particulier sur Damas, le régime envisage d'utiliser des armes chimiques", a affirmé le chef du Pentagone lors d'une conférence de presse.

"Les renseignements dont nous disposons soulèvent de sérieuses inquiétudes sur le fait que (l'emploi de ces armes chimiques) est envisagé", a ajouté le secrétaire à la Défense.

Ces derniers jours, des responsables américains s'exprimant sous le couvert d'anonymat ont affirmé que Damas mélangeait les précurseurs chimiques du gaz sarin, un puissant neurotoxique, dans des bombes destinées à être larguées par avion.

"Le monde regarde très attentivement et le président des Etats-Unis a été très clair sur le fait qu'il y aurait des conséquences" si M. Assad "commettait l'erreur terrible d'employer ces armes chimiques contre son propre peuple", a ajouté Leon Panetta, précisant à la suite de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton qu'il s'agirait d'une "ligne rouge" pour Washington.

"Nous avons très clairement dit que compte tenu de la nature atroce de ces armes, cela constituerait une ligne rouge", a insisté le porte-parole adjoint du département d'Etat, Mark Toner.

Reconnaissant devant les journalistes que la mort de 40.000 personnes dans le conflit en Syrie était tout aussi "atroce" et n'avait pas provoqué d'intervention étrangère, le diplomate américain a rappelé que la "communauté internationale, pas seulement les Etats-Unis, jugeaient que l'usage de ces armes de destruction massive était indéfendable".

Mercredi lors d'une réunion de l'Otan à Bruxelles, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius avait estimé que les "mouvements" dans les stocks d'armes chimiques syriens restaient "à confirmer".

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