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06/12/2012 05:59 EST | Actualisé 05/02/2013 05:12 EST

Épidémie de légionellose : La veuve Solange Allen cherche encore des réponses

Au moment où la Direction régionale de santé publique de la Capitale-Nationale dévoile son rapport sur l'éclosion de légionellose durant l'été à Québec, la femme d'une des victimes continue de s'interroger sur la façon dont la crise a été gérée.

Solange Allen, dont le mari Claude Desjardins, qui aurait eu 65 ans aujourd'hui, est décédé en août des suites de la légionellose, dit ne pas comprendre pourquoi les autorités médicales ont mis tant de temps pour identifier la source de la contamination.

Il s'est écoulé un mois et demi avant que la Santé publique puisse associer la source de cette contamination à une tour de refroidissement du quartier Saint-Roch.

Les récriminations de Mme Allen touchent aussi le peu d'information qui a circulé pour prévenir la population du danger potentiel de la maladie. Elle admet qu'il y a eu un reportage à la télévision sur le sujet. « Est-ce que l'on s'assoit devant la télévision durant l'été? Ils ne nous ont envoyé aucun tract dans nos maisons pour nous dire de faire attention, de surveiller tels ou tels symptômes », a-t-elle affirmé. Elle ajoute que la clinique qu'elle a visitée en août avec son mari ne semblait pas au courant de la situation qui prévalait depuis plusieurs semaines.

Quant à savoir si elle se joindra à un éventuel recours collectif, elle préfère attendre la décision de l'avocat Jean-Pierre Ménard qui représente plusieurs victimes de l'éclosion de légionellose de l'été dernier.

Même si le rapport confirme que la contamination provenait de la tour de refroidissement de l'immeuble géré par la CSQ dans le quartier St Roch. La direction du Syndicat rejette toute responsabilité en ajoutant que l'entretien de la tour était confiée à une firme privée.