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06/12/2012 04:12 EST | Actualisé 04/02/2013 05:12 EST

L'espoir en montagnes russes

NEW YORK - Le moral des troupes continue à se comparer à une randonnée en montagnes russes, jeudi, troisième jour de suite de négociations entre la LNH et l'Association des joueurs.

Un texte de Guillaume Lefrançois

Il fallait lire Twitter, jeudi matin, pour comprendre que l'enthousiasme des deux derniers jours avait laissé place à un certain vent de pessimisme.

« Il y a une impression excessivement négative qui émane des deux clans en ce moment », a écrit l'analyste de TSN Bob McKenzie, véritable bible du hockey au Canada, à ses quelque 440 000 abonnés.

« D'un côté, je ne crois pas qu'ils sont loin en principe. De l'autre, on sent que tout ne tient que par un fil », d'ajouter Pierre Lebrun, d'ESPN, suivi par près de 200 000 amateurs de hockey.

Or, ces craintes de deux des noms les plus influents de la planète hockey n'étaient pas partagées par tous.

« Je ne suis vraiment plus sûr que je vais pouvoir passer Noël au Canada », a confié à Radio-Canada Sports un joueur canadien de la LNH établi aux États-Unis.

« J'ai des options pour l'Europe sur la table, mais je ne bouge pas tant que la saison n'est pas annulée », a ajouté un autre joueur, reflétant ainsi une idée exprimée la semaine dernière par le directeur sportif du HC Lugano, en Suisse.

Cela dit, aux yeux d'un agent de joueurs consulté par Radio-Canada Sports, cette attitude d'attente pourrait nuire à certains joueurs.

« Si tu veux un emploi en Europe, prends-le dès maintenant, n'attends pas, a-t-il dit. Si la saison est annulée, les offres reçues ne seront peut-être plus sur la table, puisqu'il y aura un nouveau bassin de joueurs disponible. »

Il faut toutefois noter que ce dernier agent était de loin l'intervenant le plus pessimiste du jour.

« Sommes-nous plus proches d'une entente qu'en début de semaine? Je ne sais pas. Mais je sais qu'on n'est pas près d'avoir une entente. L'annulation de la saison demeure une possibilité », croit-il.

Qui a peur de Bettman?

Les retours de Gary Bettman et de Bill Daly à la table de négociations, vus comme potentiellement dangereux par certains, n'étaient également pas perçus comme un obstacle en soi.

« Ça ne me fait pas peur, a assuré un joueur. Il ira aussi loin que les propriétaires le lui disent, puisqu'il est leur voix. C'est la même chose pour nous avec Donald Fehr. »

« C'était normal et à prévoir que les deux dirigeants reviendraient à ce point-ci du processus », a dit un autre agent de joueurs.