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06/12/2012 03:59 EST | Actualisé 05/02/2013 05:12 EST

La Banque mondiale prévoit un recul des investissements dans les pays du sud

La Banque mondiale prévoit en 2012 un recul des investissements étrangers dans les pays du sud pour la première fois depuis 2009, en raison notamment de la crise en Europe et de l'instabilité dans certains pays depuis le Printemps arabe, selon un rapport publié jeudi.

"En 2012, les flux d'IDE (investissements directs étrangers, ndlr) dans les pays en développement devraient atteindre un peu moins de 600 milliards de dollars" contre 639 milliards en 2011, souligne l'institution de Washington dans un rapport sur l'investissement dans le monde.

Après avoir brutalement chuté (-32%) entre 2008 et 2009 dans le sillage de la crise financière, les investissements étrangers dans les pays pauvres n'avaient cessé d'augmenter depuis, gagnant environ 100 milliards de dollars par an, selon les données de la Banque mondiale.

"De nouveaux, défis, spécialement la crise de la dette et la récession dans la zone euro, ont ralenti le flux d'IDE en provenance des sources habituelles", explique la Banque.

L'institution a également noté que l'instabilité politique au Moyen-Orient et au Maghreb avait "porté préjudice" aux flux d'investissement dans les pays au coeur du Printemps arabe mais également dans les autres Etats de la région.

En dépit du recul attendu cette année, la Banque estime que les IDE vers les pays du sud ont su rester "un moteur important de la croissance" alors même que la conjoncture internationale se dégradait.

Dans les années qui suivent, l'institution s'attend à un rebond qui porterait les investissements dans les pays du sud "au-delà" de leur record atteint en 2008, tablant ainsi sur près de 800 milliards de dollars d'IDE en 2014.

La Banque relève par ailleurs que les investissements "sud-sud", réalisés entre pays en développement, se sont intensifiés parallèlement au relatif désengagement des pays développés.

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