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06/12/2012 04:23 EST | Actualisé 05/02/2013 05:12 EST

GSK affirme avoir agi de façon responsable dans le dossier du Paxil

VANCOUVER - Le géant pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) a déclaré jeudi avoir mené ses essais cliniques sur l'antidépresseur Paxil de manière appropriée, et de ne pas avoir commis d'erreur en affirmant que les femmes en âge de concevoir pouvait prendre le médicament.

Cette déclaration survient deux jours après qu'un juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique eut approuvé un recours collectif intenté par une femme de la province dont la fille est née avec une malformation du coeur.

Ses avocats soutiennent que l'antidépresseur cause des anomalies congénitales lorsqu'il est pris durant la grossesse, et que la compagnie a mal informé les médecins des risques que posait le Paxil pour les femmes enceintes.

Dans un communiqué, la porte-parole de GSK, Michelle Smolenaars Hunter, a assuré jeudi que la société avait agi de manière appropriée en matière d'essais cliniques, de marketing et de contrôle de la sécurité, et qu'elle avait mis à jour l'information relative à la grossesse dès qu'elle obtenait de nouveaux renseignements à ce sujet.

Faith Gibson a donné naissance à sa fille, Meah Bartram, deux semaines avant que GSK ne préviennent les médecins que la prise de l'antidépresseur durant une grossesse augmentait les risques d'anomalies cardiovasculaires chez les nouveau-nés.

L'un de ses avocats, David Klein, a fait valoir que l'entreprise aurait dû être au courant de ces risques bien avant, et a souligné que des études à plus petite échelle ou portant sur des médicaments similaires étaient déjà disponibles.

Mais Mme Smolenaars Hunter a soutenu que GSK avait agi de façon responsable. «La compagnie a partagé la documentation, soumis les résultats des tests effectués sur le Paxil aux législateurs et transmis les renseignements importants sur la sécurité aux organismes de régulation, à la communauté scientifique et aux professionnels de la santé», a-t-elle écrit jeudi dans un courriel.

L'entreprise a indiqué qu'elle réfléchissait présentement aux possibilités qui s'offraient à elle face au recours collectif, intenté au nom de toutes les femmes ayant pris le médicament au Canada.

Selon Me Klein, une dizaine de femmes se sont manifestées jusqu'à présent. Un avis concernant la poursuite sera distribué à travers le pays. Il faudra quelques années avant que la cause ne soit entendue par le tribunal.