NOUVELLES
06/12/2012 02:33 EST | Actualisé 04/02/2013 05:12 EST

Greenpeace se retire de l'Entente sur la forêt boréale canadienne

Le groupe écologiste Greenpeace se retire de l'Entente sur la forêt boréale canadienne, car il estime que l'entreprise Produits forestiers Résolu a contrevenu aux règles.

L'organisme accuse Résolu de couper du bois dans le massif des montagnes Blanches, au nord du Lac-Saint-Jean. Ce secteur est protégé en vertu de l'Entente sur la forêt boréale canadienne, signée en 2010 par 9 groupes environnementaux et 21 entreprises.

Selon le directeur de Greenpeace pour le Québec, Nicolas Mainville, Produits forestiers Résolu a construit 20 kilomètres de chemins forestiers et a déboisé trois sites pour ouvrir d'autres routes dans le massif, qui est un habitat du caribou forestier. « Résolu a violé l'Entente sur la forêt boréale en autorisant la construction de chemins forestiers dans les zones sous moratoire, explique-t-il. Il faut comprendre que dans l'ensemble des montagnes Blanches, il y a des zones où il y avait permission de certaines activités dans certains secteurs, mais Résolu est allé à l'extérieur de ces zones-là et a violé le moratoire. »

Greenpeace a mis en ligne une vidéo intitulée RésoluMent. Le groupe écologiste ne précise pas si d'autres coups d'éclat seront faits dans les mois qui viennent.

Produits forestiers Résolu réagit

Le porte-parole de Produits forestiers Résolu, Pierre Choquette, reconnaît que l'entreprise ouvre des chemins forestiers en collaboration avec le gouvernement du Québec. Il affirme toutefois que les allégations de Greenpeace ne sont pas fondées.« Il faut être bien clair, dit-il. Il n'y a aucun des territoires dont Résolu a la charge dans lequel il y a des opérations qui contreviennent à l'entente qui date de 2010. »

Pierre Choquette ajoute que l'entreprise détient la certification environnementale du Forest Stewardship Council (FSC).

Produits forestiers Résolu ne sait pas quels seront les effets de la campagne de Greenpeace. Pierre Choquette souligne que l'entreprise continue de travailler avec les huit autres groupes écologistes toujours présents dans l'entente.