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06/12/2012 03:12 EST | Actualisé 05/02/2013 05:12 EST

Forces armées: Ottawa est invité à tirer les leçons de l'Afghanistan

OTTAWA - Deux rapports distincts incitent le gouvernement Harper à ne pas oublier les leçons tirées de la campagne militaire en Afghanistan quand viendra le temps de décider de l'avenir des forces armées du pays.

Le comité de la défense des Communes a publié une étude, attendue depuis un moment, sur l'état de préparation de l'armée canadienne. Le comité parlementaire recommande notamment plus d'exercices majeurs et de formation professionnelle, et un investissement dans les forces de réserve.

Le rapport, dont la rédaction a nécessité 14 mois, a été rendu public quelques jours seulement après que le chef d'état-major de l'armée ait déclaré à un comité du Sénat que des contraintes budgétaires l'obligent à réduire l'entraînement des troupes à un niveau inférieur à la norme en vigueur pendant le conflit afghan.

Le ministère de la Défense nationale a également réduit le nombre de réservistes à temps plein, les convertissant en réservistes à temps partiel.

Une autre étude, celle-là réalisée par la Conférence des associations de la défense, incite le gouvernement à protéger la coopération et les structures interministérielles qui ont été mises en place pendant la mission canadienne à Kandahar.

Le groupe de recherche fait valoir que les conflits du 21e siècle nécessiteront une collaboration plus étroite entre l'armée, les diplomates et les travailleurs humanitaires. L'association ajoute que les organisations les plus efficaces sur les champs de bataille modernes sont celles dotées de capacités intégrées.

Les deux rapports sont publiés sur fond de réductions budgétaires dans l'armée qui, selon une analyse indépendante réalisée cet automne, retireraient 2,5 milliards $ au budget de 20 milliards $ d'ici 2014.

Formé de représentants de tous les partis, le comité des Communes a contourné certaines des questions les plus épineuses — comme l'acquisition controversée du chasseur furtif F-35 — et n'a qu'effleuré au passage un débat vieux de près de 10 ans sur le remplacement des appareils à voilure fixe utilisés lors des opérations de recherche et sauvetage.

Les députés ont appuyé le maintien de la capacité sous-marine de la marine canadienne, même s'ils n'ont pas pu s'entendre quant à savoir si le pays en a vraiment besoin. Le Nouveau Parti démocratique et le Parti libéral ont publié des rapports dissidents, qui tous deux déplorent l'incapacité du gouvernement à se défendre contre des «cyberattaques».