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06/12/2012 06:30 EST | Actualisé 05/02/2013 05:12 EST

Assad doit être "traduit en justice" s'il a recours aux armes chimiques (Ban Ki-Moon)

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a estimé jeudi depuis Bagdad que le président syrien Bachar al-Assad devrait être "traduit en justice" s'il avait recours aux armes chimiques contre la rébellion.

"J'ai fait part de mon inquiétude au gouvernement syrien et j'ai envoyé une lettre au président Assad il y a deux jours", pour le mettre en garde contre l'utilisation de ces armes, a déclaré M. Ban, en réponse à la question d'un journaliste lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki.

La veille, le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Martin Nesirky, avait révélé l'envoi de cette lettre. M. Ban y avertissait Bachar al-Assad que l'utilisation d'armes chimiques serait un "crime scandaleux aux conséquences désastreuses", selon M. Nesirky.

"J'ai prévenu que, quoi qu'il arrive, quiconque utilisera des armes chimiques devra être traduit en justice", a souligné Ban Ki-moon jeudi. Ces armes "auront de très graves conséquences sur la population", a-t-il encore insisté.

Egalement en visite dans la capitale irakienne jeudi, James Miller, sous-secrétaire américain à la Défense pour les questions politiques, a qualifié de "ligne rouge" l'éventuelle utilisation de ces armes, reprenant la mise en garde de Barack Obama à l'endroit de son homologue syrien.

Lundi, le président américain avait menacé de "conséquences" le régime Assad, en cas de recours aux armes chimiques.

L'avertissement de Ban Ki-moon intervient trois jours après qu'un responsable américain a affirmé que Damas mélangeait les composants nécessaires à la militarisation du gaz sarin, un neurotoxique mortel.

Selon la chaîne américaine NBC citant "des responsables américains" s'exprimant sous couvert d'anonymat, l'armée syrienne a chargé avec du gaz sarin des bombes destinées à être larguées par avion.

A ce stade, les "bidons" chargés des précurseurs de ce neurotoxique mortel n'ont pas été fixés sous les ailes des appareils et le président syrien n'a pas donné l'ordre d'y recourir, ajoute NBC.

En réponse aux mises en garde de la communauté internationale, Damas a fait valoir "qu'elle ne ferait pas usage de ce genre d'armes, si elle en possède, contre son peuple".

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