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06/12/2012 04:14 EST | Actualisé 04/02/2013 05:12 EST

Altercation aux Communes : Van Loan s'excuse

Le leader en chambre du gouvernement a dû s'excuser jeudi matin pour un échange verbal très houleux la veille avec son homologue néo-démocrate Nathan Cullen.

Peter Van Loan s'est levé en Chambre pour reconnaître avoir fait l'usage d'un mot « inapproprié ».

« Je n'aurais pas dû faire cela et je m'en excuse », a-t-il déclaré. Du même souffle, il a invité le chef néo-démocrate Thomas Mulcair à faire la même chose.

« Je m'attendrais à ce que le leader de l'opposition fasse de même. Et j'espère qu'à ce point-ci, nous allions de l'avant avec le travail important que les Canadiens veulent que nous fassions », a conclu M. Van Loan.

Le secrétaire principal de M. Mulcair, Karl Bélanger, a cependant indiqué que le chef néo-démocrate n'avait pas l'intention d'offrir ses excuses.

Les esprits se sont échauffés plus qu'à l'habitude mercredi aux Communes, quand le président de la Chambre, Andrew Sheer, a rejeté une demande de M. Cullen qui souhaitait faire invalider pour une raison technique les 46 votes tenus en début de semaine sur le second projet de loi budgétaire dit « mammouth ».

M. Sheer a rejeté sa demande, se rangeant du côté du gouvernement. Cela n'a pas empêché M. Van Loan de traverser la Chambre pour interpeller son adversaire.

Les caméras des Communes montrent des images muettes et incomplètes de cette altercation. Selon les néo-démocrates, M. Van Loan aurait conjuré M. Cullen de ne pas répéter une telle tactique, employant menaces et jurons.

Thomas Mulcair, assis à côté de son leader en Chambre, aurait répliqué en utilisant lui aussi des mots qui auraient pu être indélicats. Néo-démocrates et conservateurs se sont alors approchés de M. Van Loan pour l'inviter à retourner à sa place.

C'est finalement le ministre de la Défense, Peter MacKay, qui a pris par les épaules son collègue afin de le reconduire vers son bureau.

M. Cullen et M. Sheer se sont entretenus en privé de cette affaire jeudi matin. Dans les coulisses, on indique que M. Cullen est mécontent du fait que le président ne soit pas intervenu quand l'altercation s'est produite.