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05/12/2012 03:22 EST | Actualisé 03/02/2013 05:12 EST

Quatre morts dans des affrontements entre pro et anti-Assad au Liban (sécurité)

Quatre personnes ont péri depuis mardi lors d'accrochages à Tripoli (nord du Liban) entre des sunnites hostiles au régime en Syrie voisine, et des alaouites partisans du président Bachar al-Assad, a indiqué mercredi une source de sécurité à l'AFP.

Ces violences ont éclaté dans cette région frontalière de la Syrie, pays en proie depuis plus de 20 mois à des violences, après que l'armée syrienne a tué vendredi sur son sol 22 jeunes sunnites venus du Liban pour combattre aux côtés des rebelles.

"Khodr Hanoub, un homme d'une quarantaine d'année, a été tué mercredi à l'aube dans le quartier (sunnite NDLR) de Bab al-Tebbaneh", a affirmé cette source, ajoutant qu'un autre homme, Khaled Salem, 27 ans, avait été tué durant des affrontements nocturnes dans le même quartier.

Mardi, un habitant du quartier alaouite de Jabal Mohsen, Mohamed Ibrahim, 65 ans, avait été tué par balles, de même qu'Abderrahmane Nasouh, résident de Bab al-Tebbaneh, a poursuivi la source.

Les affrontements sporadiques qui opposent depuis mardi matin des habitants de Jabal Mohsen à ceux de Bab al-Tebbaneh, ont également fait 27 blessés, dont deux soldats libanais déployés dans la zone, de même source.

Les combats avaient cessé mercredi matin mais des tireurs embusqués étaient toujours positionnés, a rapporté un correspondant de l'AFP. Et l'autoroute reliant Tripoli à la frontière syrienne, coupée mardi à cause des combats, a été rouverte.

Le ministre libanais des Affaires étrangères Adnane Mansour a demandé aux autorités syriennes le rapatriement des corps des jeunes sunnites tués, a indiqué une source diplomatique libanaise à l'AFP. L'ambassadeur syrien à Beyrouth a affirmé que son pays étudiait cette demande.

Le Bloc du Futur, dirigé par le chef de file de l'opposition sunnite anti-syrienne Saad Hariri, a fait porter au gouvernement et au Hezbollah chiite qui le domine la responsabilité de leur mort.

La plupart des habitants de Tripoli, à majorité sunnite, soutiennent la rébellion syrienne qui combat le régime de Bachar al-Assad. Ce dernier bénéficie quand à lui de l'aide du Hezbollah libanais. Ce puissant parti chiite armé et principal allié libanais du régime de Damas est accusé de combattre auprès des forces loyalistes en Syrie.

Des accrochages quasi-quotidiens opposent par ailleurs dans des villages syriens frontaliers du Liban des combattants chiites proches du Hezbollah à des rebelles anti-Assad, selon des habitants et des militants.

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