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05/12/2012 08:42 EST | Actualisé 04/02/2013 05:12 EST

Liban: sept morts dans des affrontements liés au conflit syrien (sécurité)

Sept personnes ont péri depuis mardi dans la ville libanaise de Tripoli lors d'accrochages liés au conflit en Syrie voisine, entre habitants alaouites, partisans du président Assad, et sunnites hostiles à son régime, a indiqué mercredi une source de la sécurité à l'AFP.

Ces violences ont éclaté après que l'armée syrienne a tué vendredi dernier sur son sol 22 jeunes sunnites venus du Liban combattre aux côtés des rebelles en Syrie. Damas a accepté mercredi de rapatrier leurs corps au Liban, selon une source diplomatique libanaise.

Quatre personnes ont péri mercredi, abattues par des tireurs embusqués dans des accrochages entre les quartiers rivaux de Bab al-Tebbaneh (sunnite), et Jabal Mohsen (alaouite), a affirmé cette source, ajoutant qu'un autre homme avait été tué dans des affrontements nocturnes.

"A Bab el-Tebbaneh, Zacharia Othmane, Mehdi al-Beik et Khodr Hanoub ont été tués mercredi et Khaled Salem, 27 ans, a péri dans la nuit", a déclaré cette source à l'AFP, ajoutant qu'un quatrième homme, Ali Habbabeh, avait été tué mercredi à Jabal Mohsen.

Mardi, un habitant du même quartier alaouite, Mohamed Ibrahim, 65 ans, avait été tué par balles, de même qu'Abderrahmane Nasouh, résident de Bab al-Tebbaneh, a poursuivi la source.

Les affrontements sporadiques ont également fait 57 blessés, dont deux soldats libanais déployés dans la zone, de même source.

Les combats avaient cessé mercredi matin mais des tireurs embusqués étaient toujours positionnés, a rapporté un correspondant de l'AFP, l'armée répliquant aux tirs. L'autoroute reliant Tripoli à la frontière syrienne, coupée mardi à cause des combats, a été rouverte.

Le Bloc du Futur, formation libanaise dirigée par le chef de file de l'opposition sunnite anti-syrienne Saad Hariri, a fait porter au gouvernement libanais et au Hezbollah chiite qui le domine la responsabilité de la mort des 22 jeunes en Syrie.

La plupart des habitants de Tripoli, à majorité sunnite, soutiennent la rébellion syrienne qui combat le régime Assad. Ce dernier bénéficie quand à lui de l'aide du Hezbollah. Ce puissant parti chiite armé et principal allié libanais du régime de Damas est accusé de combattre auprès des forces loyalistes en Syrie.

Des accrochages quasi-quotidiens opposent par ailleurs dans des villages syriens frontaliers du Liban des combattants chiites proches du Hezbollah à des rebelles anti-Assad, selon des habitants et des militants.

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