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05/12/2012 10:22 EST | Actualisé 04/02/2013 05:12 EST

Les pro-Morsi chassent les opposants des alentours de la présidence au Caire

Des milliers de partisans du président égyptien Mohamed Morsi ont chassé mercredi les opposants qui campaient devant le palais présidentiel au Caire, alors que les autorités ont annoncé que le référendum contesté serait maintenu à la date prévue malgré les protestations.

Les partisans du chef de l'Etat islamiste, répondant à un appel à manifester des Frères musulmans, ont pourchassé les anti-Morsi après des heurts mineurs impliquant des jets de pierres, les forçant à prendre la fuite des alentours du palais présidentiel, selon un photographe de l'AFP.

Les pro-Morsi, qui scandaient "Le peuple veut nettoyer la place" et "Morsi est légitime", ont pris place devant les murs du palais alors que certains manifestants hostiles au président se trouvaient à une centaine de mètres plus loin.

Au même moment, le vice-président égyptien Mahmoud Mekki a annoncé devant les journalistes au palais présidentiel que l'organisation d'un référendum contesté sur un projet de Constitution serait maintenue.

Le référendum "se tiendra à la date prévue" du 15 décembre, a-t-il dit en invitant l'opposition à mettre par écrit ses critiques contre certains articles du projet pour qu'elles soient examinées. Mais il a souligné que cette dernière initiative était "une idée personnelle et non une initiative officielle".

Le projet de Constitution est accusé par l'opposition majoritairement laïque et libérale de ne pas protéger certains droits fondamentaux, dont la liberté d'expression, et d'ouvrir la porte à une application plus stricte de la loi islamique.

Mardi soir, des dizaines de milliers d'opposants avaient assiégé la présidence, ce qui ne s'était jamais produit même pendant la révolte qui avait entraîné la chute du régime de Hosni Moubarak en février 2011. Des centaines d'entre eux avaient campé durant la nuit devant le palais.

Les adversaires de M. Morsi rejettent le décret du 22 novembre, qui a élargi ses pouvoirs et les a placés au dessus de tout recours judiciaire, provoquant la fronde d'une grande partie de la magistrature.

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