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05/12/2012 10:46 EST | Actualisé 04/02/2013 05:12 EST

Le projet d'une nouvelle constitution enflamme la rue égyptienne

La capitale égyptienne était toujours sous tension mercredi, à 10 jours d'un référendum sur une nouvelle constitution voulue par le président Mohamed Morsi.

Des partisans du président Mohamed Morsi et des opposants se sont affrontés à coups de cocktails Molotov et de pierres dans la soirée. Des voitures ont également été incendiées. Des témoins sur place rapportent des tirs et font état de blessés.

Plus tôt, des milliers de partisans du président ont chassé les opposants qui campaient depuis mardi soir devant le palais présidentiel au Caire.

Dès mercredi matin, les partisans et les adversaires de Mohamed Morsi avaient de nouveau appelé à des manifestations.

Les Frères musulmans, dont est issu M. Morsi, et leurs alliés avaient eux aussi appelé à la mobilisation pour « défendre la légitimité » du chef de l'État face à ceux qui veulent « imposer leurs opinions par la force ».

Les dizaines de milliers d'opposants avaient réussi un coup de force mardi en déjouant le dispositif de sécurité avant d'encercler le palais présidentiel. Mohamed Morsi avait été contraint de quitter ses bureaux avant de regagner le palais mercredi.

La volonté du président égyptien de soumettre un projet d'une nouvelle constitution est perçue comme une dérive autoritaire par les opposants. Ils craignent notamment une application plus stricte de la loi islamique sans garanties en matière de droits fondamentaux et une mise hors contrôle judiciaire des décisions du président, qui a décidé d'élargir ses prérogatives.

Aucune des deux parties ne semble vouloir reculer, et la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a appelé à un dialogue « transparent ».

Le vice-président égyptien, Mahmoud Mekki, a annoncé mercredi que l'organisation du référendum était maintenue.