NOUVELLES
05/12/2012 01:11 EST | Actualisé 04/02/2013 05:12 EST

EADS: Paris et Berlin s'entendent pour passer à 12 pour cent du capital

PARIS - La France et l'Allemagne ont conclu un accord sur la modification du pacte d'actionnaires du groupe d'aérospatiale et de défense EADS, de façon à ce que chacun des deux pays passe à 12 pour cent du capital, a-t-on appris mercredi auprès de l'Élysée.

Avec cet accord, l'Espagne possédera quatre pour cent du capital d'EADS, selon la même source. Le maintien du siège opérationnel de l'entreprise à Toulouse a été reconnu et accepté par l'Allemagne, a précisé l'Élysée.

EADS confirme, dans un communiqué, que la France, l'Allemagne et l'Espagne ont convenu de «limiter les participations étatiques (à 12 pour cent, 12 pour cent et 4 pour cent respectivement). Les trois États disposeront de droits de préemption réciproques».

«Les principaux actionnaires industriels actuels, Daimler AG et Lagardère SCA, trouvent un processus pour se désengager partiellement du capital, à l'issue duquel leurs participations seront devenues liquides», indique également le groupe.

Sous réserve des conditions de marché, EADS prévoit de mettre en oeuvre un programme de rachat d'action de 15 pour cent de son capital, dont 5,5 pour cent d'actions appartenant à Lagardère SCA. À terme, ajoute-t-il, le capital flottant d'EADS passera de 49 à 70 pour cent.

«À l'avenir, la stratégie et les projets industriels seront uniquement définis et décidés par le conseil d'administration et le comité exécutif, tandis que les activités seront gérées sans l'interférence extérieure d'actionnaires ou de concerts d'actionnaires particuliers», commente le président exécutif Tom Enders dans le communiqué.

Daimler veut sortir d'ici la fin 2012

La France détient actuellement 15 pour cent d'EADS, société mère de droit néerlandais du constructeur aéronautique Airbus, le groupe de médias français Lagardère 7,5 pour cent et le constructeur automobile allemand Daimler 22,5 pour cent.

Les discussions actuelles sont liées à la volonté affichée par Daimler de sortir du capital d'EADS d'ici la fin de l'année 2012, d'où une redéfinition nécessaire du pacte d'actionnaires. De son côté, le groupe Lagardère a fait savoir qu'il aimerait sortir du capital de l'entreprise l'année prochaine.

En novembre, des négociations sur une fusion entre EADS et le Britannique BAE Systems ont échoué en raison d'objections soulevées par l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la France.