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05/12/2012 06:16 EST | Actualisé 04/02/2013 05:12 EST

Damas accepte de rapatrier les corps de Libanais tués en combattant son armée

Les autorités syriennes ont accepté mercredi de rapatrier au Liban les corps des jeunes sunnites tués la semaine dernière par l'armée en Syrie où ils combattaient aux côtés des rebelles, a indiqué une source diplomatique libanaise à l'AFP.

"L'ambassadeur syrien à Beyrouth Ali Abdel Karim Ali a contacté le ministre libanais des Affaires étrangères Adnane Mansour et l'a informé de l'accord des autorités syriennes" à la demande libanaise de rapatrier les corps des jeunes sunnites venus du Liban et tués dans une embuscade de l'armée syrienne, a déclaré cette source.

Elle a ajouté qu'une rencontre devait avoir lieu mercredi après-midi entre les deux parties afin de discuter des modalités de ce transfert.

Vendredi, 21 jeunes sunnites libanais et un Palestinien partis le matin même de Tripoli, dans le nord du Liban, avaient péri à Tall Kalakh, une ville syrienne frontalière où ils étaient venus combattre l'armée, selon un responsable local à Tripoli et un chef islamiste.

Une source au sein des services de sécurité libanais avait indiqué que "les jeunes gens, passés en Syrie pour combattre avec les rebelles, étaient tombés dans un traquenard et avaient été tués dans la province de Homs" (centre), frontalière du Liban. Cette source avait précisé que 14 corps avaient été amenés par les troupes gouvernementales dans un hôpital syrien.

Les habitants de Tripoli, à majorité sunnite, soutiennent la rébellion syrienne combattant le régime de Bachar al-Assad qui bénéficie lui de l'aide du Hezbollah libanais. Puissant parti chiite armé et principal allié libanais du régime de Damas, il est accusé par les adversaires du président al-Assad, issue de la minorité alaouite -une branche du chiisme-, de combattre auprès des forces loyalistes en Syrie.

Des accrochages quasi-quotidiens opposent par ailleurs dans des villages syriens frontaliers du Liban des combattants chiites proches du Hezbollah à des rebelles anti-Assad, selon des habitants et des militants.

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