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04/12/2012 05:31 EST | Actualisé 03/02/2013 05:12 EST

Yémen: l'ONU appelle à accélérer le lancement du dialogue national

Les Nations unies ont invité instamment mardi les partis politiques au Yémen à accélérer le démarrage de leur dialogue national et à lancer un avertissement aux "perturbateurs".

"La transition est menacée par ceux qui n'ont toujours pas compris qu'il faut maintenant du changement. Les perturbateurs de toutes sortes n'ont pas renoncé à ralentir la transition et à profiter de l'instabilité", a souligné devant le Conseil de sécurité l'émissaire de l'ONU au Yémen Jamal Benomar.

"Beaucoup de yéménites attendent du Conseil de sécurité qu'il surveille de près ces perturbateurs" et qu'il les sanctionnent si nécessaire comme il a déjà menacé de le faire, a-t-il averti.

Selon M. Benomar, le gouvernement yéménite doit de son côté "prendre des mesures de confiance pour traiter les revendications des Sudistes", afin de "créer un environnement propice au lancement du dialogue national".

La question du sud du Yémen, où se développent les revendications séparatistes, est le problème le plus épineux du dialogue national prévu par l'accord de transition politique signé il y a un an.

Une conférence de dialogue national, prévue initialement à la mi-novembre, a pris du retard en raison des réserves du Mouvement sudiste, dont certaines composantes réclament le fédéralisme et d'autres une sécession de cette région qui était un Etat indépendant jusqu'en 1990.

M. Benomar a rencontré récemment au Caire les dirigeants en exil du Mouvement sudiste pour tenter de les convaincre de participer au dialogue. Ban Ki-moon a effectué fin novembre une visite à Sanaa où il a promis une "assistance technique et logistique" de l'ONU.

M. Benomar s'est réjoui de "la mise en place par décret d'une nouvelle commission électorale" qui devra établir les nouvelles listes électorales. "Le chemin vers de nouvelles élections semble long et difficile", a-t-il cependant ajouté.

Malgré les progrès dans la normalisation, M. Benomar a cité parmi les "défis énormes" à relever, la persistance du terrorisme et "l'intégration des forces militaires et de sécurité sous un même commandement".

Au cours du débat, plusieurs ambassadeurs occidentaux ont appelé au lancement rapide du dialogue national.

avz/rap