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04/12/2012 04:45 EST | Actualisé 03/02/2013 05:12 EST

Reconversion des régions de l'amiante: le NPD veut une consultation publique

OTTAWA - Le Nouveau Parti démocratique (NPD) veut s'assurer que la population d'Asbestos et de Thetford Mines soit consultée avant que le gouvernement fédéral applique la touche finale à son plan de reconversion industrielle.

En septembre dernier, le ministre de l'Industrie, Christian Paradis, avait annoncé qu'Ottawa ne s'opposerait plus à l'inscription de l'amiante chrysotile sur la liste des produits dangereux établie par la Convention de Rotterdam. Il avait du même coup octroyé un fonds de 50 millions $ pour la diversification de l'économie des régions touchées.

L'opposition demande maintenant une consultation publique avec les acteurs de la région pour l'élaboration de ce plan, qu'elle souhaite officiellement prêt dans la prochaine année.

Son porte-parole en matière de Petite entreprise, François Lapointe, a déposé une motion en ce sens. Elle demande également l'arrêt du financement de l'industrie de l'amiante et la publication d'une liste comprenant tous les immeubles fédéraux qui contiennent de l'amiante.

M. Lapointe veut par ailleurs que le gouvernement appuie l'ajout de l'amiante chrysotile à la liste de Rotterdam — pas seulement qu'il ne s'y oppose pas.

La motion devrait être soumise au vote mercredi et les néo-démocrates estiment que suffisamment de députés conservateurs d'arrière-ban et de libéraux pourraient se ranger derrière eux pour qu'elle soit adoptée. M. Lapointe a même affirmé qu'il ne perdait pas espoir de voir le ministre Paradis voter lui-même en faveur de sa démarche.

«Ce qu'on dit, c'est que les gens du milieu devraient être consultés avant de dépenser 50 millions $», a souligné M. Lapointe.

Il souhaite que les acteurs impliqués aient leur mot à dire pour s'assurer que la reconversion puisse «prioriser la création d'emplois pour quelques centaines des travailleurs des mines, et non pas une espèce de transition qui va créer un petit peu d'activité économique, mais qui ne va pas clairement apporter une solution à l'absence d'emplois pour ces gens-là».

Les députés du Bloc québécois vont pour leur part voter contre l'initiative puisque selon leur chef, Daniel Paillé, des tables de concertation ont déjà été mises sur pied par Québec. À ses yeux, l'heure n'est plus aux discussions, mais à l'action.