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04/12/2012 04:52 EST | Actualisé 03/02/2013 05:12 EST

Reconnu coupable du meurtre de son enfant, un père va en appel du verdict

TORONTO - Un homme reconnu deux fois coupable d'avoir battu son enfant à mort se tournera vers la plus haute cour de l'Ontario, mercredi, dans l'espoir de blanchir sa réputation sous prétexte que sa première condamnation était basée sur des preuves fournies par le pathologiste judiciaire Charles Smith, tombé en disgrâce.

Marco Trotta affirme que son deuxième procès tenu en 2009 — organisé après que la Cour suprême du Canada eut annulé sa condamnation pour meurtre — n'aurait pas dû avoir lieu en raison d'une mauvaise conduite flagrante du gouvernement.

La Couronne soutient pour sa part que le juge avait raison de rejeter une suspension de la prodécure et d'autoriser une reprise du procès pour la mort de Paolo, un nourrisson de huit mois.

L'enfant a été retrouvé mort chez lui, en Ontario, en mai 1993. Son décès avait tout d'abord été attribué à un cas du syndrome de mort subite du nourrisson.

Des questions ont été soulevées lorsque le deuxième enfant du couple, Marco fils, a été transporté à l'hôpital pour une fracture de la hanche. Le corps de Paolo a été exhumé et le docteur Smith, considéré comme le plus important pathologiste pédiatrique du pays, a effectué une deuxième autopsie.

En raison des conclusions du médecin, Trotta a été reconnu coupable du meurtre non prémédité de son enfant en 1998 et condamné à la prison à vie.

Au cours de la décennie suivante, des erreurs dans les rapports du médecin ont été découvertes. Une enquête publique a révélé que ses opinions avaient ruiné des vies, et que des preuves présentées en cour avaient mené à des condamnations erronées.

En 2007, la Cour suprême a ordonné la tenue d'un nouveau procès mais elle a refusé d'acquitter Trotta.

Trotta affirme que le refus de suspendre les procédures lors du deuxième procès était une erreur, et soutient que la conduite de l'État peut nuire au système de justice.