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04/12/2012 03:41 EST | Actualisé 03/02/2013 05:12 EST

Îles-de-la-Madeleine: des chômeurs occupent le bureau de l'assurance-emploi

ILES-DE-LA-MADELEINE, Qc - Plus d'une centaine de chômeurs en colère ont occupé le bureau de l'assurance-emploi de Cap-aux-Meules mardi matin.

Ces travailleurs saisonniers dénoncent le harcèlement dont ils se disent victimes de la part de la Direction des ressources humaines du Canada en raison de leur statut d'emploi.

Ils disent devoir faire trois recherches d'emploi par semaine, à défaut de quoi on menace de réduire leurs prestations d'assurance-emploi. Selon une manifestante sur place, il n'y a tout simplement «pas d'emplois» aux Îles-de-la-Madeleine, et le gouvernement «devrait laisser ses résidants tranquilles». Elle affirme que le site Web d'Emploi-Québec n'affiche que sept emplois pour la région.

Les chômeurs déplorent également l'absence d'employeurs et d'élus locaux à leur manifestation, la deuxième depuis le grand rassemblement de 2000 personnes du 3 novembre dernier. Seul l'attaché politique du député fédéral de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine Philip Toone, Jean-Michel Leblanc, s'y était alors rendu.

Choqué, un manifestant a demandé de voir des politiciens et «d'avoir des nouvelles» sur la situation, car selon lui, il est très difficile d'obtenir des informations.

Une porte-parole de la direction régionale des Ressources humaines a expliqué aux manifestants, lors d'une conférence téléphonique, que leurs recherches d'emploi pouvaient se faire sur Internet ou par l'entremise du journal local, plutôt que directement chez les employeurs du territoire.

La foule a ensuite accepté de se disperser sur l'heure du midi, sous la surveillance d'une demi-douzaine de policiers de la Sûreté du Québec.

Outre les travailleurs, les réformes de l'assurance-emploi décrétées par les conservateurs fédéraux inquiètent les employeurs, notamment les usines de transformation des produits de la pêche, qui craignent maintenant des pénuries de main-d'oeuvre.

Les manifestants souhaitent un recul du gouvernement sur les pénalités sur le salaire touché durant la période de prestations, entre autres. Selon eux, en vertu des changements des conservateurs, ceux qui travailleront à temps partiel seront pénalisés dès le premier dollar touché, tandis qu'auparavant, il fallait atteindre un seuil minimal avant de voir les prestations amputées.

De nombreuses mobilisations ont été organisées dans les provinces maritimes vers la fin octobre, notamment à Campbellton, au Nouveau-Brunswick, mais aussi en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard et dans la région de Thetford Mines, au Québec.

(collaboration Hélène Fauteux, CFIM)