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04/12/2012 08:47 EST | Actualisé 03/02/2013 05:12 EST

De nouveaux métros... en retard

Le PDG de la Commission des transports de Toronto (CTT) tiendra une réunion d'urgence, vendredi, avec les dirigeants de Bombardier, en raison de problèmes récurrents avec les nouvelles rames de métro fabriquées par la compagnie québécoise.

Ces problèmes liés à la fermeture des portes des nouveaux wagons causent de nombreux retards depuis leur entrée en service à l'été 2011. À l'heure actuelle, la Ville a reçu 27 des 70 nouvelles rames qui doivent être livrées d'ici 2014.

Les nouveaux wagons à aire ouverte peuvent transporter jusqu'à 10 % plus de passagers que les anciennes rames Toronto Rocket, construites dans les années 70. Leur entrée en service sur la ligne Yonge-University-Spadina devait d'ailleurs mener à une réduction des temps d'attente pour les usagers; le PDG de la CTT, Andy Byford, se plaint plutôt de leur « rendement inacceptable ».

Selon le porte-parole de la CTT, Brad Ross, lorsqu'une porte est retenue ou bloque pour une raison ou une autre, le conducteur doit faire rouvrir et fermer les portes de la rame. Lorsque ce cycle est répété trois fois, la rame a besoin d'être redémarrée. Les wagons doivent alors être mis hors service.

Il s'agit d'une mesure de sécurité et non pas un problème de fonctionnement. Bombardier est déjà au courant de la situation.

La rencontre au sommet de vendredi vise à déterminer quelles solutions le fabricant propose et où il en est rendu dans le développement d'un mécanisme de rechange. La CTT veut s'assurer que les 43 autres rames que Toronto attend toujours seront conçues différemment.

Les nouvelles rames avaient déjà fait les manchettes en novembre dernier, parce que des personnes en fauteuil roulant se plaignaient de ne pas pouvoir y monter facilement. Les wagons, qui doivent être complètement accessibles aux personnes à mobilité réduite, sont souvent plus hauts que le quai.

Achat controversé

Le contrat de plus d'un demi-milliard de dollars pour l'acquisition des nouveaux wagons avait lui-même soulevé la controverse, parce qu'il avait été accordé sans appels d'offres.

Un consultant retenu par la Ville avait jugé l'offre de Bombardier comparable à d'autres contrats accordés à l'époque. Mais les critiques n'étaient pas convaincues.

L'ex-maire, David Miller, avait défendu la décision en soulignant que Bombardier était une compagnie canadienne et que le contrat protégerait des emplois notamment à l'usine ontarienne du fournisseur à Thunder Bay.