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04/12/2012 04:05 EST | Actualisé 02/02/2013 05:12 EST

A Doha, la Suisse réaffirme son engagement au sein du protocole de Kyoto

La Suisse a réaffirmé mardi à Doha son engagement au sein du protocole de Kyoto, dont l'acte 2 est l'un des dossiers centraux encore âprement débattu à la conférence de l'ONU sur le climat dans la capitale qatarie.

"La Suisse est venue à Doha pour adopter une seconde période d'engagement du protocole de Kyoto", a déclaré à la presse le secrétaire d'Etat et directeur de l'Office fédéral de l'environnement suisse, Bruno Oberle.

A l'instar de l'UE, la Suisse s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 20% en 2020, par rapport à 1990.

"La Suisse veut un protocole robuste, et en particulier, nous voulons que la seconde période s'étale sur huit ans afin de permettre une transition en douceur vers la phase post-2020", a-t-il ajouté.

Un accord est attendu à Doha sur la prolongation de Kyoto, seul outil légalement contraignant engageant les pays industrialisés, à l'exception notable des Etats-Unis qui ne l'ont pas ratifié, à réduire leurs GES.

Sa portée ne sera pourtant que symbolique, vu que les engagements, essentiellement portés par l'UE et l'Australie après le désistement du Japon, de la Russie et du Canada, ne concerneront que 15% des GES globaux.

Un accord impliquant tous les pays, dont les deux grands pollueurs que sont la Chine et les Etats-Unis, est prévu en 2015 pour une entrée en vigueur en 2020.

De nombreux pays du sud, les petites îles en tête, insistent pour que Kyoto 2 ne dure que cinq ans, afin de ne pas figer trop longtemps des ambitions de réduction de GES jugées trop faibles.

Par ailleurs, après l'UE et les Etats-Unis, la Suisse s'est refusée à s'engager sur une nouvelle aide financière pour aider les pays du sud à faire face au changement climatique, autre sujet central des négociations.

"Il est trop tôt pour prendre des engagements concrets. Il faut déjà commencer par évaluer ce qui a été fait", a déclaré l'ambassadeur suisse pour le climat, Franz Perrez.

Les pays en développement demandent 60 milliards de dollars d'ici 2015, pour assurer une transition entre l'aide d'urgence décidée en 2009 et représentant 30 milliards de dollars pour 2010-2012, et la promesse des 100 milliards par an d'ici 2020.

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