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03/12/2012 05:06 EST | Actualisé 02/02/2013 05:12 EST

Feu vert du Canada à une mine de fer d'ArcelorMittal dans l'Arctique

Le gouvernement du Canada a approuvé lundi un projet de mine de fer, l'un des plus grands dans le monde, qui prévoit l'exploitation d'un gisement dans l'Arctique par une coentreprise détenue à 70% par le numéro un mondial de la sidérurgie ArcelorMittal.

Le projet de la rivière Mary de la coentreprise canadienne Baffinland Iron Mines Corp prévoit la construction d'une mine de fer à ciel ouvert, ainsi que la construction d'une route, d'un chemin de fer de 150 km de long et d'un port en eaux profondes au nord-ouest de l'Ile de Baffin, au-dessus du cercle arctique, à environ 3.000 km au nord de Montréal.

L'exploitation de la mine, à raison de 18 millions de tonnes par année, doit durer 21 ans, selon Baffinland, dont l'autre actionnaire, à hauteur de 30%, est la société privée Iron Ore Holdings L.P, qui a son siège en Australie.

La décision d'Ottawa fait suite à une recommandation positive formulée par une commission, qui était chargée d'examiner l'impact de ce projet sur le fragile environnement arctique, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

Avant de pouvoir débuter les travaux, Baffinland doit encore obtenir son "certificat du projet", ajoute le communiqué. Pour ce faire, Baffinland doit préciser quelles mesures concrètes il entend prendre pour répondre aux quelque 180 observations faites par la commission à propos de l'impact potentiel du projet sur l'environnement.

Baffinland espère pouvoir commencer la construction des infrastructures vers la fin de 2013. La construction du port et du chemin de fer pourrait prendre quatre ans. Cette phase du projet nécessiterait l'embauche de 1.700 à 2.700 personnes, tandis que l'exploitation en soi du gisement créerait environ 950 emplois, selon l'étude d'impact environnemental.

Le gisement, dont la mise en valeur pourrait coûter jusqu'à 4 milliards de dollars, recèle 365 millions de tonnes de réserves prouvées et probables de minerai de fer et pourrait subvenir à la demande en fer de l'Europe pendant 20 ans.

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