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02/12/2012 12:15 EST | Actualisé 01/02/2013 05:12 EST

Corée du Nord: le projet de lancement de fusée inquiète la communauté internationale

PÉKIN, Chine - Plusieurs pays dont la Chine ont fait part de leur inquiétude dimanche à propos du projet de lancement de fusée à longue portée annoncé samedi par la Corée du Nord.

La Corée du Nord avait annoncé samedi qu'elle allait procéder au lancement d'une fusée de longue portée entre le 10 et le 22 décembre.

Pour le ministère des Affaires étrangères chinois, chaque pays doit oeuvrer à la stabilité et éviter tout acte susceptible d'accroitre les tensions, faisant ainsi référence au projet de son allié traditionnel, la Corée du Nord. Le ministère chinois reconnaît à la Corée du Nord le droit d'utiliser pacifiquement l'espace, mais souligne que cet usage doit être soumis aux restrictions internationales, y compris celles du Conseil de sécurité des Nations Unies.

"Nous espérons que toutes les parties concernées feront le nécessaire pour la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne, et que chacune des parties agisse avec calme afin d'éviter d'exacerber la situation", a déclaré dimanche le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Qin Gang.

Pour le voisin, la Corée du Sud, ce projet de lancement "représente une grave provocation et un défi frontal lancé à la communauté internationale", a estimé le chef de la diplomatie dans un communiqué.

"Le lancement du 'satellite' nord-coréen serait un acte de haute provocation", a pour sa part dénoncé Washington par le biais de Victoria Nuland, porte-parole du ministère d'Etat américain. "N'importe quel tir nord-coréen utilisant des technologies de missiles balistiques est une violation directe des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU." Le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, a également condamné le projet nord-coréen.

La Corée du Nord a déclaré qu'elle avait choisi une voie aérienne sécurisée pour que les débris ne mettent pas en danger les pays voisins. Mais il existe toujours des inquiétudes sur d'éventuelles retombées de débris. Le ministre de la Défense japonais a ainsi donné l'ordre à des brigades chargées des attaques de missiles de se préparer à intercepter la fusée ou des fragments de fusée si cette dernière menaçait le Japon.

En avril, la Corée du Nord avait déjà tenté de lancer une fusée de longue portée mais cette dernière s'était disloquée peu après son décollage. Un porte-parole du Comité nord-coréen pour la technologie spatiale a expliqué samedi que le Comité avait "analysé les erreurs qui avaient été commises" lors du tir d'avril et avait amélioré la précision de la fusée et du satellite, selon l'agence officielle nord-coréenne. Ce lancement avait déjà suscité de vives condamnations internationales.