NOUVELLES
02/12/2012 09:34 EST | Actualisé 01/02/2013 05:12 EST

Attentat dans la ville syrienne de Homs, 15 civils tués (médias officiels)

Un attentat perpétré dimanche dans la ville syrienne de Homs (centre) a fait 15 morts et 24 blessés, a rapporté l'agence officielle Sana, évoquant un acte "terroriste".

Citant un responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, l'agence a précisé que plusieurs des blessés de cet attentat commis dans le quartier d'Al-Hamra étaient dans un état critique. Peu auparavant, la télévision officielle avait évoqué une attaque à la voiture piégée.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a pour sa part affirmé que l'explosion d'une voiture piégée avait "fait au moins sept morts" à Homs, ajoutant que le bilan pourrait s'alourdir car de nombreux blessés se trouvaient dans un état critique.

Des vidéos mises en ligne par des militants ont montré au moins trois cadavres, dont celui d'une femme, recouverts de gravats ou encore partiellement sous les décombres d'immeubles effondrés non loin d'un véhicule en feu. Sur d'autres images, on voit des voitures soufflées, dont une est retournée en travers de la chaussée ainsi que des façades détruites.

"Le quartier d'Al-Hamra est resté sous le contrôle du régime pendant toute la révolte", a déclaré à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, qui s'appuie sur un réseau de militants et de sources médicales civiles et militaires à travers le pays.

"L'explosion a touché une zone où il y a un grand marché aux légumes. Le barrage le plus proche est à 500 mètres", a-t-il ajouté.

Juste après l'attentat, des centaines de personnes ont manifesté contre le président Bachar al-Assad, tandis que des militants ont accusé le régime d'être responsable de l'explosion. "Que Dieu t'humilie, Bachar", ont scandé des manifestants, selon une vidéo diffusée par des militants.

Le régime et les rebelles se sont souvent mutuellement accusés des attentats qui ont marqué la crise depuis le début en mars 2011 d'une révolte populaire devenue un conflit armé avec des dizaines de milliers de morts.

Troisième ville du pays, Homs a été l'un des berceaux de la militarisation du conflit, et la résistance des quartiers rebelles face aux opérations de répression dévastatrices début 2012 lui a valu le surnom de "capitale de la révolution".

rm-sbh-ser/fc/sw