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01/12/2012 11:04 EST | Actualisé 31/01/2013 05:12 EST

L'Egypte depuis l'élection de Mohamed Morsi

Principaux développements en Egypte depuis l'élection du président islamiste Mohamed Morsi.

--MAI 2012--

- 23-24: Les Egyptiens se rendent aux urnes pour élire un nouveau président, 15 mois après la chute d'Hosni Moubarak sous la pression de la rue.

--JUIN--

- 14: La Haute cour constitutionnelle (HCC) déclare "illégal" le Parlement dominé par les islamistes, en raison d'un vice dans la loi électorale.

- 16-17: Le 2e tour de la présidentielle oppose le candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi, à Ahmad Chafiq, considéré comme le candidat de l'armée.

- 17: Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis la chute de Moubarak en février 2011, s'attribue le pouvoir législatif jusqu'à l'élection d'un nouveau Parlement.

- 30: M. Morsi remporte la présidentielle (51,73%) et prête serment, devenant le 1er président civil et islamiste en Egypte.

--JUILLET--

- 8: M. Morsi ordonne de rétablir le Parlement, mais la Haute cour constitutionnelle s'y oppose.

- 24: Hicham Qandil désigné Premier ministre. Le 2 août, il présente son gouvernement, un délicat dosage entre indépendants, islamistes et personnalités du cabinet sortant nommé par les militaires.

--AOUT--

- 12: M. Morsi écarte le ministre de la Défense et chef de l'armée, le maréchal Hussein Tantaoui, et annule les larges prérogatives politiques dont bénéficiaient les militaires. Il s'attribue le pouvoir législatif.

--OCTOBRE--

- 12: Plus de 120 blessés dans des heurts entre partisans et adversaires du président sur fond de crise entre l'exécutif et la justice.

--NOVEMBRE--

- 21: Le président américain Barack Obama remercie M. Morsi pour son rôle dans l'élaboration d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

- 22: M. Morsi place par décret ses décisions ainsi que la commission constituante à l'abri de tout recours en justice, provoquant la colère de l'opposition et des juges ainsi qu'une succession de manifestations massives pro ou anti-Morsi.

- 30: Le projet de Constitution est adopté par la commission constituante, boycottée par l'opposition de gauche et laïque ainsi que par les Eglises chrétiennes, qui dénoncent une mainmise des islamistes. L'opposant Mohamed ElBaradei dénonce "un coup d'Etat contre la démocratie".

--DECEMBRE--

- 1er: Des centaines de milliers d'islamistes manifestent leur soutien à M. Morsi, au lendemain d'un rassemblement massif de l'opposition contre les pouvoirs élargis du président et contre le projet de Constitution.

- 2: La Haute cour constitutionnelle rejoint la Cour de cassation et d'autres tribunaux dans une grève illimitée pour dénoncer des "pressions" exercées par le camp du président.

Dans la soirée, le Club des juges, un syndicat professionnel représentant des magistrats à travers le pays, annonce que les magistrats ne superviseront pas le référendum.

- 3: Le Conseil supérieur de la justice, instance chargée des affaires de la magistrature, donne son accord pour "déléguer les juges et les membres du Parquet général pour superviser le référendum sur le projet de Constitution".

acm/bc/feb