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01/12/2012 05:32 EST | Actualisé 31/01/2013 05:12 EST

Enrique Peña Nieto a été investi président du Mexique

MEXICO - Enrique Peña Nieto a été investi samedi président du Mexique après des affrontements survenus entre des manifestants et des policiers mexicains à proximité du Parlement dans la capitale Mexico, où le nouveau chef de l'Etat prêtait serment.

"Je promets de respecter et de faire respecter la Constitution ainsi que les lois qui en ressortent puis d'exercer le poste de président de la République que le peuple m'a accordé", a déclaré Enrique Peña Nieto lors d'une courte cérémonie dans laquelle l'ancien président mexicain Felipe Calderón a remis son bandeau présidentiel.

Après avoir prêté serment, le nouveau chef de l'Etat a annoncé treize propositions depuis le Palais national de Mexico, dont une réforme constitutionnelle pour établir un seul code pénal alors que, dans l'actualité, le pays en compte 33.

Il a également proposé un nouveau programme concernant la prévention de la délinquance mais aussi une réforme de l'éducation, le droit d'accès à internet, un programme contre la famine et une assurance santé destinée aux mères célibataires entre autres projets.

"Il est temps de faire bouger le Mexique, a-t-il ajouté. Des temps meilleurs arrivent pour tous les Mexicains".

Quelques heures avant, des centaines de personnes, certaines ayant le visage dissimulé, ont déplacé des barrières métalliques qui étaient disposées devant le Parlement et lancé des cocktails molotov et des pétards artisanaux contre les forces de la sécurité nationale. La police a répliqué en lançant du gaz lacrymogène pour disperser la foule.

Enrique Peña Nieto avait annoncé vendredi la composition de son gouvernement, qui se veut un mélange de personnalités de la vieille garde du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) et de technocrates de la nouvelle génération.

Lors de ses 71 ans au pouvoir, le PRI a incarné ce que certains ont qualifié de "dictature parfaite" quoique atypique: elle s'est caractérisée jusqu'aux années 1960 par une croissance économique forte et des programmes sociaux contrebalançant la corruption et l'absence d'élections vraiment démocratiques, avant que ne s'enclenchent des cycles de répression de l'opposition et de crise économique.

Au moins 76 personnes ont dû se faire traiter pour des blessures lors des affrontements entre manifestants et force3s policières, dont 29 ont dû être hospitalisées, selon un bilan de la Croix-Rouge. Des officiels municipaux ont indiqué que 103 personnes ont été appréhendées et détenues, dont 11 d'âge mineur.