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30/11/2012 03:15 EST | Actualisé 29/01/2013 05:12 EST

Tunisie: appel à manifester maintenu vendredi à Siliana

La principale centrale syndicale de Tunisie, l'UGTT, a maintenu son appel à manifester vendredi à Siliana, ville déshéritée au sud-ouest de Tunis où des affrontements opposent depuis mardi les policiers et des manifestants réclamant le départ du gouverneur régional.

"Nous allons faire une marche symbolique (sur la capitale, Tunis) pour montrer la détermination des habitants à ne plus être marginalisés", a déclaré à l'AFP le secrétaire général régional de l'UGTT, Nejib Sebti.

"Nous sommes prêts au dialogue mais sans la présence du gouverneur" Ahmed Ezzine Mahjoubi, a-t-il ajouté, alors que le Premier ministre Hamadi Jebali a exclu de le limoger sous la pression de la rue.

Des violences opposent depuis mardi les policiers et des manifestants qui réclament, outre le départ du gouverneur, la fin de la "répression policière" et un programme de développement pour cette région pauvre minée par le chômage.

Des échauffourées ont encore eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, mais d'une intensité nettement moindre que les affrontements de mercredi, qui ont fait près de 300 blessés.

Les forces de l'ordre ont en particulier cessé de tirer à la chevrotine sur les manifestants, l'usage de ces cartouches ayant fait scandale dans le pays.

Les revendications des manifestants ne sont pas sans rappeler celles de la révolution de janvier 2011, provoquées par la misère, le chômage et la dénonciation de l'arbitraire de la police.

La région de Siliana est frappées par de grandes difficultés économiques. Selon des statistiques officielles, les investissements y ont baissé de 44% et les créations d'emplois de 66% sur les 10 premiers mois de 2012 par rapport à la même période l'année dernière.

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