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30/11/2012 12:10 EST | Actualisé 30/01/2013 05:12 EST

PSG - Fuites, clans, clash: Ancelotti colmate les brèches

Le pacificateur: tel est le costume qu'a endossé vendredi l'entraîneur du Paris SG Carlo Ancelotti pour tenter d'aplanir en public les tiraillements au sein de l'effectif, parfois autour d'Ibrahimovic, relatés dans la presse et apparus au gré de résultats en berne.

Dans les compétitions nationales, le PSG fait grise mine: sur ses cinq derniers matches, il n'en a remporté qu'un (contre Troyes, 19e), a concédé deux revers à domicile (face à Saint-Etienne et Rennes) et vient d'essuyer une première élimination, mardi en Coupe de la Ligue (aux tirs au but face à Saint-Etienne).

Dans cette série, le nul plutôt honorable concédé à Montpellier (1-1), en jouant 80 minutes à dix, avait débouché sur une diatribe du directeur sportif Leonardo contre l'arbitrage, traduisant une certaine nervosité au sein du club, appuyée par le terme de "crise" employé par Ancelotti après Rennes.

Des fuites dans la presse avaient relayé des tensions naissantes. "Non, il n'y a pas de tensions, seulement quelques joueurs qui parlent avec des journalistes", a répliqué le technicien italien.

"Traditionnellement, le vestiaire est fermé et sacré. Ce qui se dit dans le vestiaire doit rester dans le vestiaire. C'est une nouvelle expérience pour moi", a ajouté l'ex-entraîneur du Milan et de Chelsea avec peut-être un brin de fausse naïveté. Tout en assurant qu'il n'allait pas en parler aux joueurs, comptant sur leur "professionnalisme".

En cause notamment, une indiscrétion révélée par L'Equipe mardi: Ibrahimovic aurait lancé à ses coéquipiers à la mi-temps de PSG-Troyes, furieux et en anglais: "Même mes fils savent mieux jouer au foot que vous!"

"Je n'ai pas entendu Zlatan dire ça", a éludé son entraîneur. L'ailier Lavezzi a par la suite abondé, en bon élève: "Il n'a jamais dit ça. Et ce qui se dit dans le vestiaire, je n'en parle pas".

Ancelotti défend en tout cas bec et ongles sa superstar, qui paraît parfois inhiber ses partenaires, à force de rouspétances diverses. Alors le buteur suédois empêche-t-il les autres de s'exprimer ? "C'est incroyable de penser ça!, a-t-il lancé. Si on regarde les statistiques d'Ibra, il a marqué beaucoup de buts, mais il a aussi fait 300 passes décisives dans sa carrière".

De multiples échos laissent également apparaître au sein de l'effectif une lézarde entre Français et étrangers, la plupart italophones, entravant une certaine cohésion. Les affinités passent aussi par la langue, a soutenu +Carletto+, qui a démenti tout manque de solidarité.

"La solidarité à l'extérieur du terrain ne m'intéresse pas, je me focalise sur la solidarité à l'entraînement et en match, et quelquefois nous l'avons montrée, quelquefois pas", a-t-il aussi indiqué.

Il a répété qu'il ne "regard(ait) pas le passeport" pour composer son onze, et expédié la question du brassard, dont les Français Jallet et Sakho ont été dessaisis mercredi au profit de Thiago Silva.

Le Brésilien le conservera-t-il toute la saison ? "En ce moment, il est le capitaine", a simplement lâché l'entraîneur. Pourquoi ? "Je n'ai pas besoin d'expliquer la raison: c'est un joueur qui a la qualité et l'expérience pour être capitaine, même s'il ne parle pas français, pour le moment", a-t-il répondu. Un peu agacé.

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