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30/11/2012 11:41 EST | Actualisé 30/01/2013 05:12 EST

Maroc/pédophilie: jugement le 14 décembre pour les chauffeurs du Français

Le jugement des deux Marocains accusés de complicité dans une affaire de pédophilie impliquant un hôtelier français a été mis vendredi en délibéré au 14 décembre par un tribunal de Marrakech (sud), a-t-on appris d'avocats de parties civiles.

Ces deux Marocains sont les anciens chauffeurs de Patrick Finet, ex-gérant d'un hôtel de luxe qui a quitté le Maroc en août 2011 et se trouve actuellement en Europe.

Poursuivis pour "aide à la prostitution" et "participation à l'exploitation d'enfants", ils sont en liberté provisoire après avoir passé plusieurs mois en détention préventive, comme le stipule la loi marocaine.

S'agissant de M. Finet, il a bénéficié d'un "non-lieu et n'a jamais été cité à quelque audience que ce soit", selon ses avocats. Ils affirment que leur client est l'"otage d'un chantage commercial" entre deux chaînes hôtelières, le groupe Mandarin Oriental --son employeur-- et JK Hôtel.

JK Hôtel, qui dit s'être constitué partie civile, réfute toutefois l'existence d'un non-lieu, arguant qu'un "mandat d'arrêt national court toujours" contre le Français.

Les faits remontent à plus d'un an. Selon Najat Anwar, la présidente de l'association "Touche pas à mon enfant", "des milliers de photos et clichés pornographiques montrant notamment des enfants" ont été retrouvés sur l'ordinateur resté au Maroc de Patrick Finet, en septembre 2011.

Ils ont été découverts à la suite d'une plainte déposée contre M. Finet dans le contexte du différend commercial entre les deux chaînes hôtelières.

L'audience tenue vendredi, la quatrième depuis septembre, a été l'occasion d'entendre deux témoins, avant les plaidoiries des différentes parties.

Au terme de celles-ci, le jugement a été mis en délibéré au 14 décembre, ont indiqué à l'AFP Me Khalid El-Fataoui, l'avocat de JK Hôtel, et la présidente de "Touche pas à mon enfant".

Présente lors de chaque audience, cette association s'est aussi constituée partie civile et a sollicité l'émission d'un mandat d'arrêt international auprès du procureur général, qui n'a pas donné suite à ce jour.

gk/cco