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30/11/2012 07:34 EST | Actualisé 30/01/2013 05:12 EST

Le nouveau président du Mexique, Enrique Peña Nieto, présente son cabinet

MEXICO - Le président-élu du Mexique, Enrique Peña Nieto, a annoncé vendredi la composition de son cabinet, qui se veut un mélange de personnalités de la vieille garde du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) et de technocrates de la nouvelle génération.

Le chef de l'équipe de transition, Miguel Angel Osorio Chong, 48 ans, a annoncé qu'il deviendrait ministre de l'Intérieur, un poste qui comprendra désormais la supervision de toutes les activités liées à la sécurité intérieure et au renseignement, de même que la police fédérale, si cette restructuration est approuvée par le Congrès.

Luis Videgaray, 44 ans, proche conseiller de M. Peña Nieto et chef de sa campagne électorale, dirigera le département du Trésor.

Enrique Peña Nieto, qui sera investi à la présidence samedi, a promis que sa priorité serait la croissance économique et la création d'emplois. M. Videgaray, un économiste diplômé du Massachusetts Institute of Technology, sera donc le principal responsable de cet effort. Il est souvent décrit comme le bras droit de M. Peña Nieto et travaille étroitement avec lui depuis plus de huit ans.

José Antonio Meade, actuel secrétaire au Trésor, dirigera le ministère des Affaires étrangères. MM. Videgaray et Meade sont considérés comme des représentants de la nouvelle génération du PRI.

L'ancienne garde du PRI, qui a dirigé le Mexique sans interruption de 1929 à 2000, est également représentée. Elle comprend le secrétaire à l'Éducation, Emilio Chuayffet, et le ministre de la Justice, Jesus Murillo Karam. La nomination du ministre de la Justice est la seule à devoir être approuvée par le Congrès.

M. Chuayffet, âgé de 61 ans, est un ancien gouverneur et un ancien secrétaire de l'Intérieur. M. Karam, 64 ans, est avocat et président de la Chambre des députés du Congrès. Il est membre du PRI depuis les années 1970 et a déjà été gouverneur, sénateur et secrétaire de l'Intérieur responsable de la sécurité publique sous le président Ernesto Zedillo, dans les années 1990.

«Il y a un lien direct avec l'ancien PRI», a commenté Rodrigo Aguilera, un spécialiste du Mexique au sein de l'Economic Intelligence Unit, une firme d'analyse liée au groupe The Economist.

«Je ne pense pas qu'il existe un "nouveau PRI"», a-t-il poursuivi. «Il y a une nouvelle génération de membres du PRI, mais fondamentalement, ils ne représentent pas une perspective différente. Mais cela ne veut pas dire que ce cabinet ne peut pas faire un bon travail.»