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30/11/2012 04:53 EST | Actualisé 29/01/2013 05:12 EST

La Coupe Spengler à défaut de la Stanley...

Qu'il y ait une saison ou non dans la Ligue nationale, Jason Pominville aura la chance de jouer pour une coupe riche d'histoire.

Un texte de Guillaume Lefrançois

L'attaquant des Sabres de Buffalo a confirmé vendredi la nouvelle ébruitée par RDS jeudi, à savoir qu'il se joint aux Aigles de Mannheim, dans la Ligue allemande.

« Je suis content d'avoir trouvé une équipe, a commenté Pominville à Radio-Canada Sports. En plus, ils sont 1ers dans la ligue. Le moment est bien choisi, parce que si le hockey reprend d'ici deux, trois, quatre semaines, j'aurai une sorte de camp d'entraînement. On patine quelques joueurs à Buffalo, mais ce n'est pas comme une vraie pratique avec des entraîneurs. »

Pominville ciblait Mannheim depuis le début du lock-out, mais des questions d'assurances ont ralenti le processus. Trois facteurs l'attiraient vers la ville industrielle : son vieil ami Yannick Lehoux, meilleur marqueur des Aigles cette saison, les bons mots de son coéquipier des Sabres Jochen Hecht, originaire de l'endroit, et la Coupe Spengler. Une chance de passer quelques jours dans la jolie ville de Davos...

« Les Aigles vont participer à la Coupe Spengler et j'ai toujours entendu que c'était un beau tournoi, que c'était très agréable pour les familles des joueurs et que c'est une belle façon de passer le temps des Fêtes », a expliqué le Québécois.

Pominville arrivera en Allemagne mardi matin et ratera donc le duel de mardi soir avec un autre bon ami, Daniel Brière, et les Ours polaires de Berlin. Il espère retrouver ses jambes à l'entraînement de mercredi à vendredi, pour disputer un premier match vendredi soir.

Pas la meilleure idée

Comme bien des joueurs, Pominville n'est pas dans le secret des dieux au sujet du lock-out. C'est pourquoi il quitte l'Amérique du Nord, bien conscient qu'il pourrait devoir y revenir dans deux semaines.

Mais l'idée d'une rencontre entre joueurs et propriétaires, proposée par Gary Bettman jeudi, ne semble pas l'enthousiasmer autant que certains observateurs. Cette rencontre exclurait donc Bettman, son bras droit, Bill Daly, et tout membre du personnel de l'Association des joueurs, dont son directeur, Donald Fehr.

« Je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure option, mentionne-t-il. Les propriétaires vont peut-être essayer de jouer avec notre mental. Nous avons travaillé fort pour embaucher Donald Fehr à long terme et on trouve qu'il nous représente bien. Je ne crois pas qu'on serait bien servis si on l'excluait du processus. »

Une conférence téléphonique des joueurs était prévue vendredi en fin de journée. Cette proposition de Bettman fera partie des sujets chauds.