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30/11/2012 10:34 EST | Actualisé 30/01/2013 05:12 EST

Dix-sept combattants sunnites libanais tués en Syrie (sécurité)

Dix-sept jeunes sunnites de Tripoli, la capitale du nord du Liban, ont péri vendredi à Tall Kalakh, une ville syrienne frontalière où ils combattaient l'armée, a indiqué une source au sein des services de sécurité libanais et un chef islamiste de la ville.

La source de sécurité a affirmé avoir été "informée de la mort vendredi de 17 jeunes gens, passés en Syrie pour combattre avec les rebelles, et qui sont tombés dans un traquenard dans la province de Homs (centre) où ils ont tous été tués".

La région de Tripoli, à majorité sunnite, est largement acquise à la rébellion contre Bachar al-Assad, qui appartient à la minorité hétérodoxe alaouite.

Un chef islamiste de la ville a indiqué à l'AFP que "des jeunes gens, appartenant au courant islamiste, issus de différents quartiers de la ville, ont quitté ce matin (vendredi) Tripoli et ont été tués en tombant dans un piège à Tall Kalakh tendu par les forces du régime".

"Selon nos informations, ils auraient été exécutés sommairement et non lors d'un affrontement", a-t-il souligné.

Un militant islamiste du quartier pauvre de Bab al-Tebbaneh a indiqué que parmi les victimes, deux frères étaient originaires du quartier et que leur père était l'imam de la mosquée al-Nasser. Ce quartier est souvent le théâtre d'affrontements avec le quartier alaouite de Jabal Mohsen.

Vendredi soir, des tirs ont éclaté à Bab al-Tebbaneh en direction de Jabal Mohsen, a affirmé une source de sécurité à l'AFP, et l'armée se déployait massivement le long de l'avenue qui sépare les deux quartiers rivaux.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un groupe de 30 combattants se trouvaient à Tell Sarine sur la route menant à Tall Kalakh.

"Ils sont tombés dans un piège tendu par les forces du régime. Il y a eu des accrochages et les habitants de la région ont indiqué que le groupe avait totalement disparu, il était impossible de savoir s'ils sont morts ou ont été fait prisonniers".

Des accrochages quasi-quotidiens opposent par ailleurs dans des villages syriens frontaliers du Liban des combattants chiites proches du Hezbollah à des rebelles anti-Assad, selon des habitants et des militants.

Le Hezbollah, puissant parti chiite armé, est le principal allié libanais du régime de Damas et est accusé par les adversaires du président Bachar al-Assad de combattre auprès des forces loyalistes en Syrie.

"Près de 5.000 hommes armés protègent nos villages, ils sont dans leur grande majorité proches du Hezbollah", avait affirmé à l'AFP un habitant de Zeita, un des villages libanais frontaliers théâtre de combats.

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