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30/11/2012 12:48 EST | Actualisé 30/01/2013 05:12 EST

Budget américain: Obama campe sur ses positions face aux républicains

Le président Barack Obama a défendu vendredi l'idée d'imposer davantage les Américains les plus aisés pour réduire le déficit budgétaire, campant sur ses positions malgré l'hostilité des républicains du Congrès à un mois d'une échéance cruciale.

"Pour moi, ce n'est pas acceptable, et je ne pense pas que ce soit acceptable pour vous, qu'une poignée de républicains du Congrès prenne en otage les réductions d'impôts de la classe moyenne, parce qu'ils ne veulent pas que les taux d'imposition des plus riches augmentent", a affirmé le président à Hatfield.

Le dirigeant démocrate effectuait une brève visite dans une usine de jouets de cette ville de Pennsylvanie (nord-est), affirmant, à moins de quatre semaines de Noël, qu'il avait rédigé une "liste de ceux qui ont été sages et pas sages à Washington".

"Certains au Congrès auront (des cadeaux) et d'autres non", a-t-il assuré. Au delà de la plaisanterie, M. Obama est actuellement engagé dans un énième affrontement sur les questions budgétaires avec ses adversaires républicains qui contrôlent partiellement le Congrès.

Il s'agit d'éviter le "mur budgétaire", cure d'austérité forcée qui frappera les Etats-Unis le 2 janvier 2013 si les élus n'agissent pas pour prolonger des cadeaux fiscaux dont jouissent les contribuables depuis que ces dispositifs ont été promulgués en 2001 et 2003 par le prédécesseur républicain de M. Obama, George W. Bush.

Le président démocrate, estimant que les électeurs ont donné leur feu vert à un rééquilibrage de la fiscalité en prolongeant de quatre ans son bail à la Maison Blanche le 6 novembre, souhaite laisser expirer ces cadeaux fiscaux pour les revenus supérieurs à 250.000 dollars par an.

Des négociations sont engagées depuis la mi-novembre entre exécutif et Congrès, mais ces dernières n'ont jusqu'ici pas enregistré de progrès selon le président républicain de la Chambre, John Boehner, qui souhaite s'attaquer au déficit budgétaire en taillant dans les dépenses - notamment les programmes sociaux - et en s'attaquant aux niches fiscales, mais pas en augmentant le taux d'imposition des plus riches.

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