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29/11/2012 10:24 EST | Actualisé 29/01/2013 05:12 EST

L'espion Delisle avait échappé à un contrôle de sécurité

L'espion Jeffrey Paul Delisle aurait pu être arrêté un an plus tôt si l'armée et le Service canadien de renseignement et de sécurité (SCRS) avaient suivi leurs règles, démontrent des documents obtenus par le réseau anglais de Radio-Canada.

Selon ces documents, M. Delisle a échappé à un contrôle de sécurité lorsqu'il a été muté en 2011 sur une base militaire près d'Halifax.

Sa côte de sécurité était arrivée à échéance et il aurait dû subir un examen. Mais pour des raisons inconnues, il n'y a pas eu de contrôle.

« Il semble que le système n'a pas fonctionné comme on s'attend à ce qu'il le fasse », déplore Geoffrey O'Brien, ancien chef du contre-espionnage pour le Service canadien de renseignement et de sécurité.

M. Delisle, 41 ans, a reconnu le mois dernier avoir communiqué des secrets militaires à la Russie, de 2007 à 2012. Delisle travaillait à un centre de renseignement militaire ultrasecret.

Au cours de son enquête sur cautionnement en mars dernier, Delisle a déclaré s'être rendu à l'ambassade de la Russie à Ottawa pour offrir de vendre de l'information. Pendant cinq ans, il a vendu des informations en échange de paiements.

Une lettre du FBI a été envoyée à la GRC six semaines avant l'arrestation de M. Delisle.

Les parties accessibles des fichiers obtenus par CBC n'indiquent pas comment le FBI avait découvert cette brèche de sécurité, mais elles indiquent que la Gendarmerie royale du Canada a reçu l'information de la part d'un spécialiste russe du contre-espionnage, Anthony Buckmeier, qui s'est rallié au FBI en 1987.

Le FBI explique clairement dans sa lettre qu'elle a identifiée une brèche de sécurité et que son seul suspect est Jeffrey Paul Delisle.