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29/11/2012 06:01 EST | Actualisé 29/01/2013 05:12 EST

Les principales forces politiques boycottent les législatives

La plupart des groupes de l'opposition islamiste, nationaliste ou libérale au Koweït boycottent samedi les élections législatives.

Ces groupes et des indépendants contrôlaient 36 des 50 sièges de la Chambre, issue du scrutin de février et dissoute en juin par la Cour Constitutionnelle.

Les groupes de l'opposition sont considérés de facto comme des partis politiques, interdits dans l'émirat du Golfe.

Voici les principaux groupes de l'opposition:

- Le Mouvement constitutionnel islamique (MCI), issu des Frères musulmans, réclame des réformes politiques et économiques, de même qu'un strict ordre moral. Il n'a pas présenté aucun candidat.

- L'Alliance islamique salafiste (AIS), liée à l'Association pour la renaissance de l'Héritage social, un groupe sunnite rigoriste, très exigeant en matière de moralité. Elle n'a pas affiché publiquement son opposition au scrutin mais la majorité de ses chefs ont rejoint l'opposition. Un seul de ses dirigeants, l'ex-député Ali al-Omair, réputé proche du gouvernement, est candidat aux élections de samedi.

- Le parti islamique Al-Ommah, non reconnu, réclame des réformes de fond, dont un gouvernement élu. Il avait boycotté de précédentes élections.

- Le Bloc de l'Action Populaire, qui regroupe d'ex-parlementaires conduits par l'ancien président de la Chambre Ahmad al-Saadoun, est réputé pour ses thèses populistes en défendant des questions de salaires et de logement. Il a fait campagne pour le boycott du scrutin.

- Le Bloc de l'Action Nationale, un groupe libéral qui ne fait pas partie de l'opposition, s'est rallié au boycott.

- Le Forum démocratique est un groupe libéral qui milite pour des réformes politiques et économiques. Il a décidé de boycotter les élections mais certains de ses membres ont fait défection et sont dans la course samedi.

- La plupart des tribus ont annoncé le boycott des élections et les chefs de deux principales tribus, celles des Awazem et des Ajmis, ont publiquement appelé leurs partisans à ne pas voter.

- Un seul groupe chiite, l'Alliance nationale islamique, soutient le scrutin et présente cinq candidats, un dans chacune des cinq circonscriptions électorales que compte l'émirat.

- L'Alliance pour la Justice et la Paix, un autre groupe chiite, ne s'est pas clairement prononcé sur le scrutin mais certains de ses dirigeants se sont portés candidats.

oh/tm/tp