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29/11/2012 10:02 EST | Actualisé 29/01/2013 05:12 EST

Les Égyptiens ont un nouveau projet de Constitution

L'Assemblée constituante égyptienne a adopté le projet de Constitution. Le texte doit être validé par le président Mohamed Morsi et soumis à référendum dans un délai de 15 jours.

L'Assemblée constituante égyptienne a adopté jeudi les 234 articles du projet de Constitution qui doit être adopté par référendum. La séance du vote a été diffusée en direct à la télévision égyptienne.

L'Assemblée constituante élue durant la période de transition sous la gouvernance des militaires a été l'objet de controverse.

Les représentants des courants libéraux et coptes ont quitté cette assemblée, dominée les islamistes (Frères musulmans et salafistes), accusant les islamistes de vouloir rédiger une constitution qui ne tient pas compte de la diversité de la société égyptienne.

Initialement, l'adoption de ce projet devait avoir lieu dans deux mois. Les détracteurs de l'Assemblée constituante croient que l'adoption a été avancée de crainte que la Cour constitutionnelle décide la dissolution de l'Assemblée dimanche prochain.

En effet, la Cour doit se prononcer sur plusieurs recours qui réclament l'invalidation de l'élection de plusieurs membres de l'assemblée.

« Principes de la charia » et limitation des mandats présidentiels

Sur la question des « principes de la charia » comme source des lois, le projet de Constitution a maintenu le même article que la Constitution qui était en vigueur sous l'ancien régime. Le projet prévoit deux mandats de quatre ans pour le président de la République.

Le texte prévoit également une supervision par les civils de l'institution militaire, mais encore trop timide pour les détracteurs du projet.

Crise

L'adoption de ce projet de Constitution survient alors que le président Morsi fait face à fronde de l'opposition depuis une semaine. C'est un « décret constitutionnel » octroyant de larges pouvoirs au président qui a fait sortir des milliers de manifestants dans les rues. L'emblématique place Tahrir est d'ailleurs occupée par des centaines de manifestants depuis sept jours.

Le président Morsi a promis de retirer le décret après l'adoption de la Constitution.