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28/11/2012 09:26 EST | Actualisé 28/01/2013 05:12 EST

Le pétrole en nette baisse à New York, nerveux face au budget américain

Les cours du pétrole à New York ont débuté la séance en baisse mercredi, pâtissant de la nervosité des courtiers face à la perspective d'une impasse budgétaire aux Etats-Unis, premier consommateur mondial de brut.

Vers 14H15 GMT, le baril de référence pour livraison en janvier perdait 1,60 dollar à 85,58 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Les tensions autour du mur budgétaire pèsent sur les cours du pétrole ce matin", a remarqué Phil Flynn, de Price Futures Group, notant que le chef du parti démocrate au Sénat, Harry Reid, avait fait part de sa déception face à l'avancée des négociations sur le budget des Etats-Unis.

Faute d'un accord politique au 1er janvier permettant aux camps démocrate et républicain de se mettre d'accord sur la réduction du déficit budgétaire, des coupes budgétaires automatiques et des hausses d'impôts généralisées entreront en vigueur, risquant d'anéantir la reprise économique encore fragile.

"Les marchés vont probablement ressentir un malaise grandissant au fur et à mesure qu'on se rapprochera de la date butoir", a prévenu Matt Smith, de Schneider Electric.

Les cours étaient aussi affectés par la prévision d'une augmentation des réserves de pétrole aux Etats-Unis dans les chiffres hebdomadaires du Département américain de l'Energie (DoE) attendus dans la matinée.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, le DoE devrait annoncer une hausse de 500.000 barils des stocks de brut aux Etats-Unis sur la semaine achevée le 23 novembre, ainsi qu'un bond de 900.000 barils des réserves d'essence, tandis que les stocks de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage), très surveillés à l'approche de l'hiver, sont attendus inchangés.

"La prévision d'un ralentissement de la croissance économique" dans la plupart des grandes puissances par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) joue aussi en défaveur du prix du baril, a noté M. Flynn.

Selon l'organisme, l'économie mondiale pourrait replonger dans la récession en cas de sortie de route de la zone euro ou si les Etats-Unis ne parvenaient pas à éviter leur "mur budgétaire", ce qui affecterait la demande mondiale de brut.

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