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27/11/2012 04:43 EST | Actualisé 27/01/2013 05:12 EST

Wall Street clôture en baisse, minée par la question budgétaire américaine

Wall Street a clôturé en baisse mardi, après une séance marquée par une nervosité croissante des courtiers à l'égard de la question budgétaire américaine, en dépit de signes d'amélioration de l'économie aux Etats-Unis: le Dow Jones a cédé 0,69% et le Nasdaq 0,30%.

Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average s'est replié de 89,24 points à 12.878,13 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 8,99 points à 2.967,79 points.

L'indice élargi Standard and Poor's 500 a abandonné 0,52% (-7,35 points) à 1.398,94 points.

Malgré le coup de pouce donné par la publication de bons indicateurs américains dans la matinée, encourageants pour la reprise économique des Etats-Unis, les grands indices new-yorkais ne sont pas parvenus à se hisser durablement dans le vert.

"C'est encore le +mur budgétaire+ et l'incapacité des deux partis à se mettre d'accord et à se retrouver au centre", a souligné Chris Low, de FTN Financial, notant "qu'il semble que ce soit le Sénat qui concentre la grande partie des désaccords".

"Contrairement à la semaine passée, où les courtiers croyaient à un accord avant le départ du président (Barack) Obama vers l'Asie", des propos du chef du parti démocrate au Sénat, Harry Reid, indiquant que "peu de progrès" avaient été faits ont participé à la baisse du moral des investisseurs, a-t-il poursuivi.

En effet, dans le climat très incertain des semaines emmenant les Etats-Unis vers "le mur budgétaire", la menace de l'absence au 1er janvier d'un accord politique permettant d'éviter des coupes budgétaires automatiques et des hausses d'impôts généralisées susceptibles de faire replonger l'économie américaine en récession, rend le marché et les acteurs économiques nerveux.

Si les achats de Thanksgiving ont été prometteurs et si le moral des ménages continue à progresser pour rester à son niveau le plus élevé depuis février 2008, le consommateur ne peut pas porter à lui tout seul l'économie, a souligné Gregori Volokhine, de Meeschaert New York. "Les entreprises aussi ont besoin d'une meilleure visibilité".

"Tout ce qui va se passer sur les marchés d'ici à la fin de l'année aura un rapport avec les négociations (entre l'exécutif et le Congrès américains) à Washington", a poursuivi l'expert.

Outre un chiffre meilleur que prévu sur les commandes de biens durables en octobre aux Etats-Unis et dans le secteur de l'immobilier, la conclusion d'un accord arraché dans la nuit en zone euro sur la réduction de la dette grecque et le versement d'une nouvelle tranche d'aide au pays, peinaient ainsi à rassurer le marché.

Le marché obligataire a terminé en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 1,645% contre 1,664% lundi, et celui à 30 ans à 2,791% contre 2,801%.

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