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27/11/2012 09:35 EST | Actualisé 27/01/2013 05:12 EST

Un aperçu de la réalité d'un camp de réfugiés pour les Réginois

Même si ce n'est que le temps d'une visite, un groupe de l'Université de Regina espère, par la reconstitution d'un tel camp, sensibiliser la population à la réalité de la vie dans un camp de réfugiés. Les logements sont essentiellement composés d'une tente en canevas, d'un plancher de terre et d'un matelas sur le sol.

Selon une des organisatrices de l'événement 16 jours de militantisme, Chelsea Gullacher, le but est de reproduire les conditions de vie déplorables dans les camps.

« J'espère que les gens repartent d'ici en comprenant un peu mieux ce que signifie vivre dans un camp et ce que signifie le mot "réfugié" », dit-elle.

Le groupe d'étudiants cherche aussi à dénoncer le fait que la majorité des jeunes qui vivent dans des camps de réfugiés n'ont pas accès à une éducation adéquate. Cette situation touche surtout les filles, rappelle Mme Gullacher.

« On attend d'elles qu'elles aident dans la maison le jour, en faisant des tâches ménagères, en s'occupant de leurs frères et soeurs, etc. Elles ne peuvent même pas aller à l'école, même si elles en ont la chance », souligne-t-elle.

Les organisateurs sont membres d'Entraide universitaire mondiale du Canada, un organisme qui vient en aide aux populations les plus marginalisées au monde. L'organisme aide aussi les jeunes réfugiés à venir étudier au Canada en leur offrant des bourses.

L'événement 16 jours de militantisme se déroule du 25 novembre au 10 décembre.

La question des réfugiés, plus particulièrement ceux réclamant un tel statut au Canada, a récemment émergé sur la scène politique en Saskatchewan, lorsque la province a dû assumer les coûts du traitement de chimiothérapie d'un demandeur d'asile atteint d'un cancer.

Le premier ministre provincial, Brad Wall, avait qualifié « d'incroyable » la décision du gouvernement fédéral de ne pas payer la note. Le ministre fédéral de l'Immigration, Jason Kenney, a répondu lundi que si les provinces « voulaient faire des exceptions, voulaient régler les frais d'assurance maladie des étrangers qui sont ici temporairement ou sans statut, elles étaient les bienvenues ».