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27/11/2012 02:33 EST | Actualisé 26/01/2013 05:12 EST

Séquestration de bénéficiaires handicapés : Joane Girard n'en pouvait plus

Une femme reconnue coupable de séquestration sur quatre personnes handicapées a raconté ses conditions de travail difficiles, au palais de justice de Québec, lors des recommandations sur sa peine.

Joane Girard avait sous sa responsabilité quatre patients du Centre de Réadaptation en Déficience intellectuelle (CRDI) de Québec lorsque les policiers se sont présentés chez elle, en mars 2011, pour une vérification.

Les agents ont porté plainte après avoir aperçu les portes des chambres des usagers attachées avec des lacets. Joane Girard a expliqué les circonstances de ces événements en affirmant qu'elle était épuisée et à bout de ressources au moment des faits.

La femme de 51 ans a raconté que peu avant le passage des policiers, un des résidents était en crise et brisait de la vaisselle. Elle a voulu l'isoler pour qu'il se calme, mais un autre résident en agressait un autre. C'est à ce moment qu'elle a utilisé une corde pour attacher les portes. Elle assure qu'il s'agit d'un geste isolé.

Mme Girard a aussi raconté qu'un des patients se levait la nuit pour cuisiner et causait des dégâts. Le CRDI, dont elle relevait, lui avait indiqué de fermer l'électricité, l'eau et d'attacher les chaises à sa table avant de se coucher pour éviter des dommages.

Compte tenu des circonstances, son avocat réclame une absolution conditionnelle.

La Couronne propose quant à elle une courte peine de détention ou des travaux communautaires.

La juge rendra sa décision la semaine prochaine.

Joane Girard a tenu une résidence d'accueil pendant une douzaine d'années avant d'être arrêtée pour séquestration.