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27/11/2012 04:40 EST | Actualisé 27/01/2013 05:12 EST

L'ONU dénonce les exactions "systématiques" des autorités syriennes

Une commission de l'Assemblée générale de l'ONU a adopté mardi une résolution dénonçant des "violations graves et systématiques" des droits de l'homme commises par les autorités syriennes et par les milices pro-gouvernementales Chabbiha.

Cette résolution non contraignante a été adoptée par 132 voix pour, 12 contre (dont Cuba et la Corée du Nord) et 35 abstentions. Une précédente résolution similaire l'an dernier avait recueilli 122 voix seulement.

Le texte, déposé par une vingtaine de pays européens (dont la France) et arabes ainsi que les Etats-Unis, demande au gouvernement syrien de "mettre fin à toute violation des droits de l'homme et à toute attaque contre les civils" et invite "toutes les parties à cesser toute forme de violence".

Il demande aussi à Damas de laisser la commission d'enquête de l'ONU accéder librement et sans condition à tout le pays et de coopérer avec ses enquêteurs.

La résolution souligne également la nécessité "de mener une enquête internationale transparente, indépendante et rapide" afin de poursuivre les responsables d'éventuels crimes de guerre devant la justice internationale.

Lors du débat, l'ambassadeur syrien à l'ONU Bachar Jaafari a accusé les pays qui ont proposé la résolution de soutenir et de financer des "terroristes", terme utilisé par Damas pour désigner l'opposition armée. "Mon pays souffre des effets d'un terrorisme transnational financé par les pétrodollars des pays du Golfe, facilité par la Turquie et soutenu politiquement par des pays européens", a-t-il affirmé.

La commission avait adopté auparavant deux résolutions dénonçant les exactions commises en Corée du Nord et en Iran. Ces textes seront soumis à l'Assemblée en décembre pour adoption formelle.

avz/sam