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27/11/2012 09:41 EST | Actualisé 27/01/2013 05:12 EST

Les pays de la zone euro et le FMI s'entendent sur la dette grecque

BRUXELLES - Les 17 pays de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) ont réussi à trouver un accord mardi matin sur une réduction de la dette grecque et le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide de 44,6 milliards d'euros. Le premier versement doit avoir lieu le 13 décembre, a précisé Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe. Il concernera 34,4 miliards d'euros. Le reste sera versé en janvier, février et mars prochains.

L'accord prévoit de ramener la dette grecque à 124 pour cent du produit intérieur brut (PIB) de la Grèce d'ici 2020 et 110 pour cent d'ici 2022, contre 120 pour cent initialement pour 2020, a déclaré M. Juncker. La Grèce obtient également une baisse de 100 points de base sur les taux d'intérêt qui lui sont appliqués par les autres pays de la zone euro, et une prolongation de 15 ans de l'échéance des prêts accordés par les autres pays et le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Elle se voit par ailleurs accorder un report de 10 ans du paiement des intérêts des prêts du FESF.

Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), a estimé que «cela réduira certainement l'incertitude et renforcera la confiance en l'Europe et en la Grèce».

À Athènes, le premier ministre grec Antonis Samaras a salué la décision. «En tant que Grecs, nous nous sommes battus ensemble. Et demain, un jour nouveau se lèvera pour tous les Grecs», a-t-il espéré.

«Nous croyons avec force en la capacité des Grecs à se rétablir. Les Grecs sont des gens courageux. Ils ont la volonté de remettre leur pays sur le chemin de la croissance», a affirmé Jean-Claude Juncker.

La Grèce bénéficie depuis 2010 de prêts internationaux, dans les termes décidés par la troïka composée de la Banque centrale européenne, du Fonds monétaire international et de la Commission européenne. Deux plans d'aide de 240 milliards d'euros au total ont été engagés pour éviter à la Grèce une faillite, en échange de la mise en oeuvre par Athènes de mesures drastiques d'austérité et de réformes économiques structurelles. La Grèce, qui devrait entrer bientôt dans sa sixième année de récession, a reçu jusqu'à présent environ 150 milliards d'euros.

L'accord trouvé mardi doit être soumis au vote du Parlement dans plusieurs pays. Les ministres des Finances prévoient ensuite de se réunir, en personne ou par téléphone, pour donner leur approbation finale au versement.